« La Revanche Fantastique »: Une Anticipation Militaire des Plus Originale

De Louis Denay et Eugéne Tassin. E. Dentu Libraire Éditeur. Paris .1873.117 pages

 

23 Août 1882, les prussiens envahissent peu à peu la France et depuis 146 jours une armée entière bloque l'accès de la capitale.Un terrible siége qui semble ne vouloir jamais finir, la famine menace, la conclusion semble inéluctable. Au ministère de la guerre un jeune homme, vif et alerte descend les escaliers, fort contrarié d'un entretient qu'il vient d'avoir avec un des hauts responsables des lieux. En sortant, il bouscule un officier, une altercation s'ensuit, le ton monte. Non loin de là, le président de la république en personne s'entretient avec Mr Thiers et décide d'intervenir en faisant convoquer dans son bureau ce jeune malotru qui ose ainsi rudoyer un de nos illustres soldats.

 

- « Depuis le jour de la déclaration de guerre, je frappe à toutes les portes, j'agis, j'intrigue, je sollicite, je pétitionne, je prie et j'implore. Vains efforts ! Les comités n'écoutent pas, les commissions me repoussent, les généraux me rudoient, les aides de camps me brutalisent, les gratte-papier me mettent dehors et les garçons d'antichambre se moquent de moi. »


Le coupable se présente, Jacques Martin, inventeur de génie, surdoué des mathématiques de la physique et de la mécanique. Il s'explique en disant que cela fait plusieurs fois qu'un entretient lui est refusé alors qu'il possède dans sa serviette la clef de la victoire finale. On se regarde, on s'interroge, on lui donne enfin la chance de s'expliquer et le résultat est des plus extraordinaires, le singulier personnage propose un aéronef en forme de chauve-souris. Un fou ? :

 

- « Supposez que je sois arrivé à donner à des membranes extensibles des contractions et des dilatations automatiques, que je sois même parvenu à leur appliquer un mouvement vibratoire continu, tandis que les nervures rigides entraînent ces membranes dans des déplacements plus amples, analogues aux battements d'ailes, ce double mouvement étant déterminé par l'action d'un moteur central qui produit ce double effet mécanique. »

 

- « Mais cette force motrice ? ».

 

- « Au lieu de chercher à utiliser, comme tant d'autres ont voulu le faire, l'effort imparfait de la vapeur, j'ai eu recours à un emploi nouveau d'une autre force inconnue. J'ai fabriqué un liquide explosible comme la nitro-glycérine, mais dont la manipulation n'offre aucun danger. Un centimètre cube de cette substance donne cinq mille fois son volume de gaz .Comme dans le moteur Lenoir, l'explosion du liquide , à des intervalles égaux, a lieu au moyen d'une étincelle électrique, dans une coquille d'une résistance à toute épreuve. De là, les gaz de combustion se répandent instantanément dans un corps de pompe d'un faible diamètre, à parois extrêmement épaisses ; et le piston en redescendant, les chasse dans l'atmosphère ».

 

Tout ceci parait bien être au point et les officiels ne peuvent être que séduits par cette merveilleuse machine. Combien de temps faudra t-il pour en construire une et la tester, demandèrent-ils alors. C'est déjà fait affirme l'inventeur et pour preuve :

 

- « Informez vous mon général. Depuis que quelques dévotes attardées ont cru voir, par une nuit d'orage, un démon aux ailes noires passer dans les nuées, les églises de la, paroisse ne désemplissent plus. Le démon c'était moi ! »

 

Commande fut prise sur le champ !

 

Quelques jours plus tard, au château de Ferrières, Mr de Bismarck, savoure son triomphe. Tout le gratin de la cour de Prusse se trouve ici à célébrer la victoire imminente et rien ne pourrait laisser supposer les terribles événements qui vont suivre. Alors qu'il était à l'extérieur à savourer le calme et la fraîcheur de la nuit, admirant au loin le déploiement de sa formidable machine de guerre, une ombre semble recouvrir le ciel étoilé et brusquement l'apocalypse :

 

- « Mr de Bismarck leva les yeux de nouveau et ne vit plus la moindre lueur. En revanche, il entendait toujours ce murmure mystérieux qui semblait venir du ciel.....Au même moment, une détonation formidable fit trembler le sol ; une gerbe de feu déchira l'obscurité, et au bout de quelques instants, le prince, stupéfait, vit que le château était en flammes. »

 

Tout le monde s'accorde à croire qu'il s'agissait d'un puissant obus et afin de rassurer la troupe on invente une histoire où des « terroristes Français » auraient déposés des barils de poudre sous le château. La mort du prince Frédéric-Charles affecte le peuple, l'état major Allemand s'attend au pire.

A Paris, une autre menace pointe son nez, l'insurrection se prépare et la commune décide de prendre les choses en main. Une poignée d'homme harangue les foules, il faut s'en remettre à la garde nationale, Vive la république démocratique, sociale et communale, aux armes et à l'hôtel de ville, aux armes citoyens ! La foule devient compacte, les communards veulent renverser le régime en place, la révolte gronde, le peuple ne fait qu'une seule et unique voix, on veut renverser l'actuel président, tout se fragilise, la capitale se fissure de partout de l'extérieur comme de l'intérieur. Mais n'y a-t-il pas meilleur moyen pour contenir une révolte que d'instaurer la peur et l'occasion n'est que trop belle pour tester la nouvelle arme de la république : On lâche ainsi les redoutables « chauves souris » sur le peuple :

 

- « Un cri de stupeur s'échappa de toutes les poitrines, au dessus de la place un immense oiseau noir planait majestueusement, l'hôtel de ville, le gouvernement, Patouillard furent vite oubliés. Tous les regards se portèrent vers le monstre inconnu »

 

L'effet est immédiat, la foule se disperse, les suspects sont arrêtés, on réglera leurs sorts plus tard. Il est temps dés à présent de s'occuper de l'envahisseur Prussien. Le jour suivant, à huit heures les batteries ennemies entrent en jeu, pilonnent les lignes Françaises jusqu'au soir, la victoire semble proche mais pourtant un événement extraordinaire va se produire :

 

- « Au même instant, un point éblouissant s'alluma en arrière des ouvrages de la place, et un rayon blanc inonda de sa clarté le monticule où se tenait l'état major Allemand. Cinquante phares brillèrent et répandirent simultanément des flots de lumières sur les colonnes prussiennes. »

 

Un vent de panique souffle alors sur les troupes qui se préparaient à l'assaut de la capitale. Brusquement c'est un déluge de feu, l'horreur et la confusion :

 

- « Un grêle de projectiles s'abattit tout à coup sur les bataillons massés. Pas un éclair n'avait brillé dans les batteries françaises, pas une détonation n'avait retenti ! Et les obus tombaient, éclataient, tuaient.....Régiments, bataillons, escadrons, tout se débanda, 100 000 hommes jetèrent leurs fusils dans toutes les directions. Les bras invisibles qui les accablaient de projectiles semblaient les devancer ; partout et toujours, les explosions se succédaient »


La défaite est cuisante, partout ce ne sont que scènes de carnages, de souffrance et de destruction. Le chef d'état major, le général De Moltke avant de se suicider, somme Bismarck de rejoindre l'empereur en Allemagne. Il sait que la France est en possession d'une arme redoutable, qu'aucune armée ne sera en mesure d'affronter.

 

Un mois plus tard, l'avant-garde de la troisième armée française venait de reconnaître les ouvrages formidables établis par l'ennemi autour de Metz. Car la ville occupée refuse de se rendre et de formidables fortifications viennent d'être érigées. A chaque point stratégique, une puissante théorie de canons est alignée protégée par une gigantesque cloche métallique pouvant résister aux obus les plus volumineux. C'est le général Vogel de Falkenstein qui en assume le commandement.

 

Ce dernier est un homme astucieux et c'est lui qui fit construire les dômes d'acier afin de se prémunir des attaques aériennes, et ce fin stratège a une idée derrière la tête : s'emparer d'une de ces « chauves-souris ». Il organise en secret, avec une troupe d'élite, une audacieuse parade. Alors qu'un gigantesque canon installé dans la ville ne parvient pas à venir à bout des aéronefs, bien au contraire un des formidables obus perce par erreur la carapace d'une des fortifications, donnant ainsi la possibilité de montrer son point faible, une machine volante s'approche d'une batterie afin de lui donner le « coup de grâce ». Brusquement une trappe gigantesque s'ouvre dans le sol et c'est la stupéfaction générale :

 

- « L'aéroscaphe redescendit et se rapprocha sensiblement de la terre, continuant à planer autour du fort. Tout à coup le toit du hangar mystérieux s'ouvrit, et de la trouée béante un ballon superbe émergea. D'un bond il franchit prés de 500 mètres. Le départ avait été calculé avec tant d'habileté que l'aérostat prussien frôla l'aile du monstre français. L'instant fut admirablement saisi par le capitaine Allemand ; une chaîne de fer, munie d'un énorme grappin lancé avec une merveilleuse adresse vint s'accrocher à l'arrière du bâtiment français. L'équipage ennemi hala sur le câble d'acier, et bientôt le ballon allemand et le steamer français ne firent plus qu'un seul et même corps » La bataille fait rage, les uns plus audacieux que les autres, une lutte démesurée, un véritable « Combat naval à plus de 1000 mètres au dessus du niveau de la mer ».


Finalement voyant que son invention allait tomber aux mains de l'ennemi, le navire aérien décidera de se saborder. Le capitaine, qui est n'autre que le génial inventeur, Jacques Martin, voyant que son vaisseau était inexorablement attiré vers les lignes ennemies, le fera exploser : Un nouveau héros venait ainsi de naître !

Après cette mémorable bataille de Metz, où l'occupant devra rapidement déposer les armes, et la capitulation de Strasbourg, l'heure est à la réédition. L'Allemagne vaincue va donc envoyer ses émissaires pour discuter des conditions. Bismarck est reçu par Thiers, le plénipotentiaire Prussien apporte les termes de sa défaite : La restitution des cinq milliards qui avaient été jadis payés par la France, l'abandon de l'Alsace et la Loraine, et la prise en charge de tous les frais de la guerre actuelle. Le gouvernement Français trouve que cela est bien peu. Une fois la dette acquittée, on efface tout et on recommence ? 

 

Sous la menace de représailles plus terribles encore, où il sera question de la destruction de grandes villes Allemandes par des escadrilles de « chauves -souris », le gouvernement exige que l'Allemagne se débarrasse de ses perturbateurs. Les têtes pensantes qui sont à la base de tant de haine et de violence. Ce n'est pas la nation qui est en cause, mais son bras armé qui use de son autorité pour faire valoir sa force et sa tyrannie. Il faut donc destituer l'ensemble de la cour du roi de Prusse et lui avec. En Allemagne des journaux sont distribués pour la population :

 

– « Allemands, on vous trompe, il faut que vous sachiez la vérité. La France ne vous demande ni cession de territoires, ni milliards d'indemnité, à peine les frais de la guerre. Mais elle exige que l'empereur, les pinces, tous les souverains de l'Allemagne du Nord et les ministres se constituent prisonniers. Nos ennemis sont vos oppresseurs. Nous vous en débarrasseront en les exilant et vous vous donnerez, à votre gré, une constitution libérale. Voilà ce que veut la France. »


Le fourbe Bismarck, entend bien tromper ses adversaires, il tente de faire échapper le roi, mais son plan sera déjoué, tous seront arrêtés. Pendant ce temps, au dessus de toutes les grandes villes du pays, de formidables escadres aériennes se regroupent. Les civils apeurés pensent qu'ils vont être réduit en cendres mais contrairement à leurs craintes, ce ne sont pas des bombes qui vont pleuvoir, mais des prospectus annonçant des intentions de paix. Quelques jours plus tard, place du Trocadéro, une foule compacte s'amasse. Certains privilégiés, s'engouffrent avec étonnement dans un steamer aérien. Il s'agit en réalité d'une visite bien singulière.

 

En effet sa partie supérieure est aménagée d'une manière toute spéciale afin de recevoir des prisonniers d'un genre bien particulier : cabine assez spacieuses, convenablement meublées d'une couchette et d'un lavabo. Sur les portes, des noms, aussi prestigieux que désormais, tombés en disgrâce : Mr l'empereur et roi Guillaume 1er, Mme l'impératrice reine Augusta.... Les autres pièces plus petites , décorées d'un seul hamac et d'une chaîne, seront destinés aux traîtres de la patrie, les chefs des insurgés, les proches du roi, tel Bismarck, jugés dangereux et vils. Un dernier affront leur sera réservé lorsque tous le futurs « exilés » seront obligés de défiler devant les représentants de différentes nations européennes, avant de s'embarquer sur le navire aérien.

 

C'est Mr Gambetta, vice président de la république qui prononcera un discours bien enlevé dont voici la fin :

 

- « La société moderne ne fait qu'user de son droit en rejetant de son sein tous ceux qui ne veulent pas accepter et respecter les lois tant locales qu'internationales.. Elle va se débarrasser sans cruauté comme sans faiblesse, de tous ceux dont elle a eu à subir quelques agression, suivant en cela l'exemple symbolique de ces républiques anciennes qui, dans certaines cérémonies, faisaient jeter à l'eau ; dans le même sac, les êtres batailleurs, félons et venimeux : le coq, le chat et la vipère. Phillards vêtus de pourpre ou bandit en haillon seront déposés pêle-mêle dans un lieu habitable où ils pourront s'entendre ou se dévorer entre eux, à leur guise. L'Europe ne se mêlera de leurs faits et gestes que pour les tenir éloignés, eux ou leurs descendants.

« La République a voulu donner solennellement cette mémorable leçon aux grands que l'orgueil égare comme aux petits que la misère aigrit. D'autres peuples libres ont tenu à s'associer à cette manifestation du désir général d'apaisement et de tranquillité qui est dans les aspirations de toute société moderne. Nous remercions au nom de nos concitoyens les républiques allemande, espagnole, américaine, helvétique, et nous proclamons hautement l'alliance fondée sur le droit et sur la raison qui nous unit désormais à ces quatre grands peuples.

« Puisse ce navire, qui va partir, emportant dans son sein tous les ferments de nos discordes passées, les déposer sur des plages assez lointaines pour qu'aucun flot ne puisse nous en rapporter les germes pestilentiels !

« Vive l'Espagne ! Vive la Suisse ! Vive les Etats- Unis ! Vive l'Allemagne ! »

 

L'appareil s'envole ainsi vers une destination inconnue, emportant dans ses flancs une bien singulière cargaison. L'histoire va-t-elle ainsi s'achever ? Laissons à l'auteur le privilège de terminer une si formidable aventure :

 

« En ce moment, le prince de Bismarck se réveilla, le nez sur « La bataille de Dorking »: C'était un rêve !

Le grand chancelier passa la main sur son front et agita violemment sa sonnette.

Un valet parut.

 

- Allez me chercher à l'instant le président du comité supérieur du génie !

Une heure après celui-ci faisait son entrée.

- Monsieur, lui dit le prince, il faut qu'avant trois mois vous ayez trouvé le direction des ballons. »

La guerre aérienne 


Ce texte oublié des bibliographies Françaises en matière d'anticipation militaire (Absent du Versins et de la bibliographie figurant dans l'article de Paul Bleton « La stratégie fiction » dans la revue Encrage N° 19, 1988) est sans contexte une assez belle réussite, malgré une fin relativement décevante, très utilisée cependant à une certaine époque. Seul le rêve pouvait en effet expliquer de tels débordements de l'imagination et une aussi effroyable apocalypse militaire ne pouvait que prendre corps dans le cerveau d'un homme plongé au plus profond du sommeil.

Il semblerait que cette « Revanche fantastique » soit un des tout premiers textes où la création d'une force aérienne représente un atout capital dans le tournant d'un conflit armé. Mais la grande innovation et l'originalité du roman vient en grande partie du concept même de « forteresse volante », engin volant à haute altitude, donc intouchable depuis le sol et maître incontesté des airs car ne trouvant qu'une faible opposition de la part de son adversaire.

 

Quelques auteurs imaginèrent l'utilisation de gros porteurs mais ils s'agissait bien souvent de dirigeables transportant une importante cargaison de bombes. Déjà en soi, un concept assez audacieux et efficace comme en témoigne les romans de Henri Bardot « Paris en feu » (Bibliothèque des lettres Françaises 1914) et le commandant G.Wailly dans une longue nouvelle intitulée « Paris sous l'épouvante » (supplément au « Journal des voyages N°34 12/10/1913). La capitale paiera un lourd tribut à une si audacieuse suprématie aérienne.

Si la « La bataille de Dorking, l'invasion des Prussiens en Angleterre » (Paris Henri Plon éditeur-imprimeur.1871) est souvent cité comme le roman novateur en la matière générant par la suite un nouveau courant littéraire, l'anticipation militaire, et dont l'influence sera énorme sur certains écrivains, cette œuvre marquera également les esprits comme une possibilité envisageable et donc poussera à la réflexion les pays concernés. De nombreux romanciers de différentes nationalités, imagineront tous les moyens possibles et inimaginables que pourront employer des nations belligérantes pour envahir et occuper son pays voisin.

 

Toutefois, si l'invasion armée fut un des moyens classiques utilisés dans ce genre d'agression, il faudra attendre de nombreuses années avant qu'un auteur imagine un engin révolutionnaire et à fortiori un engin volant, pour se démarquer du reste de la production. Alors que Wells, encore lui imagina un conflit aérien dans son roman « La guerre dans les airs » ( Mercure de France 1910), bien des années auparavant, Félix Bodin dans son roman « Le roman de l'avenir » (Lecointe et Puugin éditeurs1831) fait état de curieuses machines volantes, des chaloupes aériennes à ailes battantes, de grands bâtiments aériens armés et autres aérostats de guerre. Si le monde décrit est privé de toutes guerres, l'auteur nous livre dans son chapitre IX un véritable combat aérien ( source l'encyclopédie de Pierre Versins P.120).

Albert Robida dans sa désormais très célèbre « Guerre au XXéme siècle » ( La librairie illustrée 18887) va s'ingénier à créer de redoutables machines aériennes qui vont semer la mort et la désolation :

 

« La navigation aérienne a bouleversé les conditions de la guerre, en ouvrant aux belligérants des champs de batailles illimités. Un corps d'armée à terre est obligé maintenant de se garder de tous les cotés, en arrière, en avant, sur les flancs, en dessous contre les perforateurs, et au dessus contre les flottes aériennes. Les villes les mieux fermées sont exposées comme les villes ouvertes aux bombardements venant du ciel »

 

Il faut dire que le diable d'homme en invention farfelues et extermination de masse, était à la pointe de la technologie, mais contrairement à un autre grand guerrier de la littérature conjecturale, le capitaine Danrit, Robida lui faisait preuve d'un certain sens de l'humour, dénué qui plus est de toute manifestation xénophobique. Danrit utilisera dans de nombreux romans, l'intervention du « Plus lourd que l'air » dans le genre « cuirassés aériens » afin de mettre à mal le camp ennemi (« L'invasion noire » éditions Flammarion 1895).

Bien après, un des romans les plus spectaculaires concernant l'utilisation de l'aviation, est le roman Traduit de l'Anglais chez Pierre Lafitte « Les flottes évanouies » ( 1911) de Roy Norton. Dans le cas présent les aéronefs ne bombardent pas les villes ennemies, ils se contentent de « subtiliser » les navires adverses afin de les isoler pour ensuite les neutraliser. Une solution beaucoup plus pacifiste qui ne manque pas de panache. Il faut dire que pendant très longtemps, la marine fut le fer de lance d'une force armée et imposer se loi sur la mer, était synonyme de suprématie militaire.

 

Mais pour en revenir à cette « Revanche fantastique » saluons les auteurs d'avoir si admirablement mélangé réalité historique (période de la commune et de l'invasion prussienne) personnages réels (Bismarck, Thiers...) en réinventant l'histoire et en la modifiant par l'entremise d'une invention pour le moins surprenante. Ce concept de gigantesque chauve-souris géante dont le principe de propulsion vous est explique en début de page ne manque pas d'originalité et la progression de l'histoire, bien que relativement courte, reste très agréable à lire en n'ayant pas trop souffert des affres du temps.

Certains passages sont tout simplement apocalyptique dont le chapitre intitulé « Combat naval situé à mille mètres au dessus du niveau de la mer », décrit avec une grande force. Un descriptif quasi visuel. Quand à cette solution radicale que d'exiler les meneurs, les véritables fautifs du conflit, plutôt que de continuer à massacrer des soldats et d'innocentes victimes par milliers,il faut reconnaître que les auteurs ont trouvé ici une solution des plus pacifiste.

 

Il est fort dommage que ce roman fasse partie des oubliés du genre, probablement en raison de sa grande rareté, le genre de roman, allez savoir pourquoi, qui restent introuvables et qui finissent un jour ou l'autre par sortir d'un vieux carton, jeté par négligence au fond d'une cave ou d'un grenier.

Quoiqu'il en soit il semble être le premier roman du genre où l'aviation et plus spécifiquement les bombardiers, sont inventés et utilisés comme force de frappe dissuasive et conférant ainsi au pays la possédant la souveraineté des airs, reléguant les forces navales à sa plus simple expression décorative.

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