« Les Flottes Évanouies » de Roy Norton:Une Anticipation Ancienne à L’Américaine!

Roman adapté de l'Anglais par Mlle J.Crémieux . Editions Pierre Lafitte « Nouvelle bibliothèque ».1911.Existe avec ou sans vignette de couverture. (Bulletin des amateurs d'anticipation ancienne et de littérature fantastique N°20 Pâques 1998, tirage 140 exemplaires)

 

Lors d'une réception officielle, Guy Hiller, premier secrétaire de l'ambassade de Grande Bretagne à Washington, tombe amoureux de la fille du Professeur Roberts, le célèbre scientifique et inventeur. Norma est également un esprit brillant qui apporte une aide des plus précieuse dans le travail de son père. Hélas cet idylle tourne cour, la politique est mauvaise conseillère...

En effet à la suite d'un quelconque incident diplomatique le Japon déclare la guerre aux Etats-unis. Cette crise vire rapidement à la catastrophe, le pays agressé préférant faire la sourde oreille, face aux menaces d'invasion. Toujours pas de réactions après l'invasion des Philippines et de Hawaï. Un véritable « guerre éclair » ou, au grand dam des marchands d'armes, aucun coup de feu ne sera tiré. Sûrement en raison de la consigne qui fût donnée aux officiers U.S de ne pas faire usage de leurs armes.

Le mystère de cette curieuse attitude ne fait que grandir lorsque le pays entier décide de se couper du reste du monde. On ferme avec précipitation toutes les frontières et une évacuation, parfois un peu brusque, des ressortissants étrangers sera effectuée de façon systématique. Hiller doit alors rendre compte de la situation à son gouvernement et se doit donc de quitter Norma. Le monde s'effondre !

Pendant ce temps, l'espionnage asiatique se met à pied d'œuvre, un de ses plus illustres agents mène l'enquête. Faisant preuve d'une certaine audace, il parviendra à suivre la voiture présidentielle. Celle-ci fait halte en pleine campagne, dans un endroit désertique. Sa curiosité sera récompensée au prix d'une épouvante sans nom lorsqu'il découvre enfin le terrible secret des Américains :

« Les cheveux hérissés d'épouvante, la bouche grande ouverte, oubliant toute prudence, il galopait sur la route comme pourchassé par les Furies. Les dieux protégent Nippon !...les dieux nous viennent en aide ! Murmurait l'espion au comble du désespoir. Eux seuls peuvent sauver ma patrie ! »

Commence alors une fuite éperdue. Alors qu'il pensait avoir déjoué la vigilance du contre espionnage Américain, Seigo se retrouve traqué comme une bête, obligé de se cacher sous les traits d'un mendiant, lui un homme de noble souche, un descendant des fils du soleil....Son projet de prévenir son gouvernement ne pourra aboutir, pourtant il le fallait absolument, son pays cour à la catastrophe.Au même moment, la flotte asiatique, convaincue de son succès approche des cotes Yankees....et disparaît en ne laissant aucune trace. Comment des milliers de tonnes d'acier peuvent-ils ainsi se volatiliser ? Le monde entier s'interroge, pourquoi tant de mystères ?

La Grande Bretagne frustrée de rester dans l'ignorance, dépêche une importante escadre en mission de surveillance au large du Canada. Le même sort lui sera réservé, malgré l'envoi d'un émissaire de paix, Guy Hiller, qui d'ailleurs ne passera jamais la frontière. Par la suite un sujet de sa glorieuse majesté sera repêché, à moitié fou, hurlant des phrases où il est question de monstres et d'une force inconnue.

Deux mois vont alors s'écouler dans la confusion la plus totale et la terreur. Le nouveau monde reste toujours aussi obstinément silencieux. Tous ces événements mettent un peu l'Europe en effervescence. Profitant de l'escamotage de la flotte Anglaise, le Kaiser décide de chercher des poux à la famille royale. La guerre est imminente, la Kriegsmarine se prépare aux hostilités. Nouveau coup de théâtre, le chef Allemand et son chancelier disparaissent corps et âmes. Les rares témoins parlent de leur entrevue avec un inconnu, d'un échange de propos précédé d'éclats de rire. Le trio montera par la suite dans un véhicule appartenant à l'ambassadeur des Etats- Unis pour une destination des plus secrète.

Londres 21 h, un homme bousculant le protocole, demande à être reçu par le Roi. Il s'agit de son vieil ami, l'amiral Robert Bevins de la marine Américaine. Cet entretient doit avoir lieu en présence du premier ministre et du premier Lord de l'amirauté. En regard des événements passés, l'accueil est plutôt froid mais ce qu'il va révéler est de nature exceptionnelle et déroutante :

« Mon pays possède une machine de guerre assez puissante pour réduire et annihiler les forces combinées de toutes les nations. »

Son pays n'est aucunement vindicatif à l'encontre des autres nations et sa petite démonstration ne fut utilisée que par nécessité. Pour faire preuve de sa bonne foi il est accompagné de Fields, le commandant en chef de la Royal Navy, récemment disparu. Le lendemain de cette singulière rencontre, le Roi et ses deux collaborateurs furent portés disparus et les Londoniens consternés aperçurent, échoué sur les bords de la tamise tel un gigantesque cachalot, l'épave du « Dreadnought » fleuron de l'amirauté, volatilisé il y a quelques jours au large du Canada :

« Mâts, tourelles et cheminées éventrées en mille pièces, semblant avoir été pris en écharpe par la plus formidable des décharges d'artillerie. Les ponts d'ailleurs étaient libres, les débris ayant manifestement été enlevés. »

A son bord, plus aucune âme qui vive ! Fin de la première partie Mais pour comprendre un peu la totalité de ses événements il est utile de faire un saut dans le passé. Au ministère de la défense, le président des Etats- Unis s'inquiète, la guerre avec le Japon est inévitable. Alors que le ministre se lamente sur la faiblesse du budget consacré à l'armement, un homme, le professeur Roberts se présente à lui en affirmant pouvoir solutionner une grande partie de ses problèmes :

« Voici un métal de fabrication facile et d'un prix de revient peu élevé. Si vous blindez un navire d'un revêtement de ce métal,convenablement soumis à l'action du courant électrique, le frottement produit par le passage du navire à travers l'eau sera tellement réduit que sa vitesse augmentera à un degré inconnu à ce jour. Or il est évident qu'un croiseur muni de quelques pièces à longue portée et capable d'abattre ses quarante ou cinquante milles a l'heure, ou un torpilleur qui pourrait fournir cette vitesse pendant 24 heures consécutives, peuvent venir à bout sans difficulté de n'importe qu'elle marine au monde. »

Et le président de manière puérile de s'écrier :

« C'est la paix dans le monde, la guerre impossible, la fin des tueries sanglantes »

C'est donc dans le plus grand secret, qu'au large de la Floride, dans de petits îlots totalement isolés du monde que la plus redoutable flotte de guerre jamais construite sera mise en chantier. Héla, malgré la bonne volonté de tous, les tentatives de fusionnage du précieux métal, échouent....pour aboutir, par pure coïncidence à la fabrication d'un alliage encore plus merveilleux :

« Voilà des années que je travaille à ceci, dit-il. C'est un isolateur capable de résister à n'importe quel courant électrique et à n'importe quelle température. Aujourd'hui, un accident m'a démontré que c'était en outre un écran impénétrable par les radiations radioactives. Dans ma seconde expérience, j'ai séparé deux blocs de métal par ma plaque isolatrice, et c'est par ce simple processus que nous avons pu obtenir la lévitation. Les deux blocs travaillent l'un contre l'autre avec une force sensiblement égale, et suivant l'intensité du courant que je lance à travers chacun d'eux, je puis à mon gré augmenter ou diminuer la force de gravitation. » « En un mot vous avez résolu le problème de la navigation aérienne. »

La construction d'une redoutable flotte...aérienne cette fois n'est plus une chimère. Commence alors avec cette formidable invention l'élaboration d'une armée redoutable :

« En adaptant un dispositif convenable, nous pouvons lancer les corpuscules radioactifs dans n'importe quelle direction donnée. Il est d'autre part facile d'augmenter la radioactivité du métal en réglant l'intensité du courant existant. En d'autres termes, si je fais passer le courant par le bloc inférieur, ce bloc acquiert une énergie ascendante qui détruit l'équilibre de lévitation et qui serait capable de projeter les plaques dans les airs avec une force correspondant à l'intensité du courant. Si c'est le bloc supérieur qui est excité, le mouvement sera vers le sol. »

L'inventeur terminera son explication en apothéose :

« Vous n'avez qu'à placer aux extrémités d'une machine volante une plaque de ce métal, convenablement fixée et électrisée, et vous pourrez diriger votre appareil dans telle direction et à telle vitesse qui vous plaira ! Je puis même aller plus loin, continua l'inventeur. Grâce à cet alliage on peut créer des aimants d'une puissance formidable. Je construirai une machine où les surfaces aimantées et les surfaces radioactives alterneront. »

Le nom attribué à cette merveille portera le nom évocateur de « Radioplane ». Le premier prototype construit, le président et quelque ministres monteront de nuit afin de réaliser son inauguration dans le secret le plus total. Ils s'élèveront à une hauteur prodigieuse, parcourant des dizaines de kilomètres à une vitesse extraordinaire, dans un silence absolu, sans secousse ni trépidation. Un plancher de verre permet une vision panoramique. L'essai est concluant, une multitude d'appareils vont être construits. Le chef suprême en personne baptisera le premier engin « Norma » sous le regard ému et fier de l'inventeur.

Pendant que tout ce beau monde est à la fête, le Japon stimulé par l'ivresse des victoires, occupe les Philippines et Hawaï. IL est alors temps de dévoiler cette formidable machine de guerre. La confrontation en pleine mer est hallucinante et les Japonais terrifiés, commencent à avoir un avant-goût de leur défaite. Scènes spectaculaires où l'on assiste à de véritables « rapts aériens » et le soulèvement hors de l'eau, du « Ito » fleuron de la flotte Nippone....mais ce n'est que le début ! Tous seront enlevés comme des brindilles, sous les crochets titanesques de ces gigantesques oiseaux de proie. L'amiral Bevins demande alors à l'amiral Kamigawa, une capitulation complète et sans condition. Il faut dire qu'il est assez malaisé de refuser une telle demande à 3000 mètres d'altitude. Les drapeaux blancs seront hissés, la flotte sera transportée ailleurs, loin des regards indiscrets. Pendant le voyage, le « Radioplane » N° 14 se délestera du Yakuno, en raison d'une avarie. Imaginez le spectacle de ce croiseur, tombant du ciel et se fracassant des milliers de mètres plus bas, dans un bruit épouvantable.

Quelques temps après, les autres vaisseaux seront déposés en douceur sur le lac de Washington à Seattle sous le regard ébahi de la garde nationale. Cet à ce moment que toutes les communications se trouvent paralysées. L'armée prend le contrôle du pays et le reste du monde est plongé dans l'ignorance totale de cet extraordinaire exploit de « L'aviation Américaine ». Un scénario similaire se répète pour l'escadre Britannique et l'amiral Fields est également obligé face à l'incroyable pouvoir de dissuasion Américain, de capituler. Les « prisonniers » seront transportés dans la baie de Chesapeake, aux frais du gouvernement. Situation assez délicate où il est impératif de persuader l'empire Britannique de la futilité d'un conflit armé avec les USA. Le « Dreanought » sera déposé sur la Tamise en signe d'avertissement et le roi poliment « enlevé » afin de mettre au point un traité qui assurerait au monde ,les bienfaits d'une paix universelle.

La question Allemande sera réglée tout aussi facilement. La rencontre avec le Kaiser sera tout aussi amicale et ce dernier ne peut qu'applaudir sa participation à une aussi louable entreprise. Les deux souverains seront reconduits dans leurs capitales respectives, en plein jour, sous le regard d'une population à la fois terrorisée et émerveillée face à ses gigantesques oiseaux de verre et de métal. Le moment est enfin venu de dévoiler cette formidable puissance, l'Amérique se faisant ainsi l'arbitre mondial de la paix universelle :

« En gardant secrète la formule du nouveau métal, le gouvernement atteignait un double but : il évitait les désordres économiques que n'aurait pu manquer de susciter un changement trop brusque des méthodes habituelles (les transports) ; et il assurait la paix universelle en réservant aux Etats-Unis le privilège des nouveaux armements. »

Les frontières vont ainsi s'ouvrir, les guerres n'ont enfin plus aucune raison d'être..... Comme toute bonnes histoires, celle-ci se termine par un mariage entre Norma et Guy. « Norma » l'héroïne du jour qui mena à bien le raid sur la flotte Japonaise, sera désormais un emblème national. Pour la circonstance, les flottes d'une multitude de pays furent invitées à New York, pour célébrer l'événement et par la même occasion, marquer symboliquement la réunification des peuples de la terre. Le final se fera en apothéose, par une revue maritime de tous les vaisseaux présents, y compris les Américains, sous l'escorte « bienveillante » d'une escadrille de « Radioplanes », confirmant ainsi l'inutilité de toute force navale et d'établir surtout sa toute puissance.

Dormez en paix, braves citoyens, grâce à nous la guerre est désormais une chose impossible.

Dans l'ombre de l'aigle Américain


Voilà un roman de guerre future comme on les aime. Une fois de plus les U.S.A sont la cible des Japonais (curieuse coïncidence) mais à l'inverse de « Banzaï » de Para Bellum pseudo de Ferdinand Heinrich Grautoff (Editions Nilsson 1908), il ne s'agit ici que d'une amorce d'invasion. De toute façon celle-ci n'est qu'un prétexte de l'auteur afin de nous emporter dans le tourbillon d'un début de première guerre mondiale imaginaire. Le texte fut publié en pré-original en 1907, donc bien avant le début des hostilités engagées par l'Allemagne.

Il en résulte un ouvrage troublant qui n'est pas sans nous rappeler un sujet historique : L'Amérique arbitre suprême de la paix mondiale, possédant les pleins pouvoirs car détentrice d'une invention capable de réduire à néant toutes les forces armées d'un pays. L'auteur, j'en suis convaincu a la lecture de ce texte, pensait en toute bonne conscience qu'un seul pays se devait de jouer le rôle du « père protecteur », pouvant et devant si le besoin s'en faisait ressentir, infliger une calotte monumentale aux enfants un peu trop « récalcitrants ».

Toutes ces idées partent d'un très bon sentiment, la preuve en est de toute cette bonne foi qui se dégage de l'ensemble du roman où l'auteur fait preuve d'une impartialité inhabituelle pour l'époque. Ici point de « sale jaune », de « face de citron »au sourire narquois, termes racistes assez utilisés dans certaines publications Françaises (Pour mémoire les romans du Capitaine Danrit de Louis Gastine ou du Colonel Royet), ni aucune allusion au sale teuton....

Les actions militaires (où le sang coule rarement) se déroulent avec un sens de l'honneur et un esprit de chevalerie tout à fait exemplaire. Quand à l'idée de cette force aérienne, Norton n'est pas avare d'idées sensationnelles. Le début du siècle est avant tout une période où militairement le monde appartient au pays possédant la plus redoutable armada. Le navire est la clef de toute invasion lors d'un conflit armé. Bien des années avant cette célèbre phrase « Qui dominera les airs, dominera le monde » l'auteur se fait ainsi un précurseur en imaginant une guerre dont la seule issue possible serait la conquête et la maîtrise de l'espace aérien, en ajoutant toutefois une petite variante de son cru.

Mais les exemples dans notre domaine se sont pas rares si nous prenons pour exemple un texte analysé dans ce blog « Paris en feu » de Henri Bardot (Bibliothèque des lettres Françaises, 1914) « Paris sous l'épouvante » du Cdt G.DE Wailly (« La vie d'aventure » supplément mensuel au « Journal des voyages » N°34, 12 Octobre 1913) ou « Haut les ailes » de Marc Gouvieux (Editions Pierre Lafitte 1914).

Pour ne pas trop en faire une histoire entièrement patriotique en voulant affirmer la toute puissance anglo-Saxonne, l'Angleterre à cette époque souveraine des océans, reste dans « Les flottes évanouies » en marge de cette extraordinaire conquête, victime elle-même du bras de fer engagé avec les autres pays. La fameuse « Royale » est désormais chose obsolète !

Mais inventer un simple aéroplane eût été trop commun, le « Radioplane » va donc le remplacer, histoire d'épaissir un peu plus le mystère. Dans cette mouvance du « rapt aérien » très en vogue aux Etats-Unis à cette époque il était donc plus spectaculaire pour l'auteur de doter cette machine volante d'un système de propulsion silencieux, économique et aux performances illimitées. Cette incroyable propriété sera associée à la possibilité tout aussi exceptionnelle de pouvoir être utilisée comme une sorte de « rayon » pouvant soulever n'importe qu'elle masse. Une thématique qui sera souvent utilisée dans la SF Américaine à l'époque glorieuse des pulps où nous retrouvons ce fameux « rayon tracteur » issu d'une technologie aussi bien humaine que extra-terrestre.

L'utilisation de véhicules aériens dotés d'un énorme potentiel, marquera un tournant décisif dans l'évolution tant dans le domaine de la science fiction que dans celui des premiers phénomènes d'observation « d'ovni » et des premiers cas d'enlèvements par des extra terrestres. Mais ceci est un autre sujet et je vous encourage à lire la passionnante étude de Michel Murger « Alien Abduction » (Editions encrage « Scientifictions » N°1 volume 1 ,1995).

Une fois de plus, l'écrivain a recourt aux propriétés révolutionnaire d'un alliage spécial, capable de vaincre la pesanteur. Wells influence une fois de plus l'imaginaire collectif et l'on retrouve un proche parent de sa « Cavorite » utilisée dans son « Les premiers hommes dans la lune » (1901). Mais un auteur Français grillera la politesse à Norton puisqu'en 1906 Arnould Galopin et son « Le docteur Omega, aventures fantastiques de trois Français dans la planète Mars » invente quand à lui la « répulsite » (qui dans sa réédition en 1908 deviendra la « stellite »), aux propriétés similaires. Il fallait au moins une telle invention, afin d'enlever toute cette armada sans laisser de traces et de les transporter n'importe où, au nez et à la barbe de tous.

L'autre argument est le ton volontairement « pacifiste » du roman, l'invention ne devait pas être un engin de destruction totale car il était visiblement hors de question que le moindre sang soit versé au nom de quelques ferveurs patriotiques désuètes et de fort mauvais goût. En résumé, une œuvre sobre et inventive, et en aucun moment rébarbative. Certaines descriptions y sont d'ailleurs très réalistes, ce qui confère au roman toute son authenticité et toute sa valeur.

Pour conclure enfin, il me faut citer, puisque cela vient d'être mentionné plus haut, ce remarquable passage de « rapt aérien »où, même si les « Radioplanes » ne sont pas d'origines extra-terrestres, il se dégage de ces extraits une forte odeur d'enlèvement « alien » que l'on retrouvera quelques années plus tard sur les couvertures délirants des « Pulps ». Franck.R.Paul en fut l'un des plus admirables artisans (« The voice from the inner world » de A.Hyatt Verill, reste un des exemples les plus significatif). Involontairement l'auteur nous donne en passant un bel exemple de ce qui pourrait être un témoignage d'observation d'ovni :

 

« Le Professeur Roberts fit jaillir de toutes les ouvertures des rayons éclatants qui rayèrent les ténèbres de toutes les couleurs du prisme ; puis lent et majestueux, planant à peu de distance des toits, il traversa obliquement la ville et disparut dans la direction de l'Atlantique. Les gens apeurés et curieux, saluaient le passage du météore éblouissant qui peu à peu s'enfonçait, disparaissait dans les profondeurs sombres du ciel, ne semblait plus qu'une étoile de plus parmi les astres innombrables... »


Mais ceci est une autre histoire !

A propos de l'oeuvre

Ce roman et la traduction Française de « The Vanishing Fleets » publié en pré originale en 1907. La publication en volume date de 1908 chez Appleton à New York et illustré par Jay Hambidge.

Roy E.Norton (1869-1942) écrivit d'autres textes conjecturaux :

- The toll of the sea (1909)

- The flame (1916)

- The glyphs (1919)

- The secret city (1919)

- The caves of treasure (1925)

A connaissance seul « Les flottes évanouies » fut traduit en France. Pour ce qui est de l'édition Française ce texte connu deux pré originale en revue :

– « Le temps » en 34 épisodes du 9 juillet 1910 au 14 Août 1910.

– « L'humanité » en 38 épisodes du 1er Mars 1916 au 7 Avril 1916.

En outre l'édition chez Lafitte connu elle aussi deux présentations :

- Sous couverture muette sans illustrations.

– Sous couverture illustrée couleur

Il est à préciser que cet ouvrage fut dans le passé analysé dans la défunte revue « Le petit détective », par notre illustre spécialiste Joseph Altairac dans une rubrique traitant d'ouvrages de SF inconnus. Le titre de cette dernière portait le nom de « Science-fiction et soucoupes volantes »

Très prochainement je ferais un récapitulatif des ouvrages conjecturaux édités chez Pierre Lafitte

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