« La mort de la terre » De Rosny Ainé. Editions Plon-Nourrit. 1910

 

Rassemblés dans quelques oasis, seules parties de la terre où l'eau n'a pas encore totalement disparue, les derniers hommes attendent chaque jour la fin du monde. Car le précieux liquide fut complètement engloutie dans les entrailles de la terre par de violents tremblements de terre ne laissant que misère et désolation. La vie s'est alors organisée dans ses minuscules havres de paix où la technologie d'une humanité triomphante mais agonisante brille de son dernier éclat. Des appareils très sensibles et perfectionnés que surveille Targ, l'un des jeunes hommes de cet ultime refuge, sont le témoin d'une époque révolue qui peine à conserver le brillant de son ancienne splendeur.

 

Cette civilisation possède en outre de bien curieux animaux, des oiseaux d'une espèce particulière car doté du langage humain et capable en outre, grâce à un instinct très développé de percevoir à l'avance la moindre secousse sismique. Car dans ses temps éloignés notre bonne vieille planète souffre de manière récurrente de terribles convulsions et Targ en compagnie de sa sœur Arva et des habitants des hautes sources, attendent avec anxiété la nouvelle colère de la terre annoncée par leurs amis ailés. Mais cette catastrophe semble vouloir prendre pour cible un autre territoire relativement proche, les Terres-rouges. Ayant perdu le contact avec ce groupe Targ décide de partir en reconnaissance. Cet événement fait ressurgir dans l'esprit du jeune homme, les terribles catastrophes qui s'abattirent jadis sur la terre. Tremblements de terre, disparition progressive de l'eau et extinction d'une grande partie du monde animal et de l'espèce humaine. Ce sont les minéraux qui tirèrent leur épingle du jeux et par on ne sait trop quel phénomènes, une nouvelle forme d'intelligence les « Ferromagnétaux », commencèrent à envahir progressivement la planète. Redoutables « concurrents » sur cette terre agonisante car ils possèdent la particularité d'absorber le sang des créatures vivantes.

 

« On commença à percevoir l'existence du règne ferromagnétique au déclin de l'âge radio-actif. C'étaient de bizarres taches vio­lettes sur les fers humains, c'est-à-dire sur les fers et les composés des fers qui ont été' modifiés par l'usage industriel. Le phénomène n'apparut que sur des produits qui avaient maintes fois resservi : jamais l'on ne décou­vrit de taches ferromagnétiques sur des fers sauvages. Le nouveau règne n'a donc pu naître que grâce au milieu humain. Ce fait capital a beaucoup préoccupé nos aïeux. Peut-être fûmes-nous dans une situation ana­logue vis-à-vis d'une vie antérieure qui, à son déclin, permit l'éclosion de la vie protoplasmique ».

 

Notre expédition, à bord de plusieurs planeurs, arrive en vue des Terres-rouges, dont il ne subsiste que des ruines fumantes. Il ne reste que peu de survivants et Targ sauve de justesse une jeune fille,Eré, dont il tombe éperdument amoureux. Mais la loi des derniers hommes est ainsi faite qu'il ne peut se marier avec elle à moins de trouver une réserve de cette eau si précieuse. Il se lance alors vers cette quête impossible et découvre une importante source, mais dans sa recherche effrénée, il s'est blessé ouvrant ainsi une porte pour les redoutables « Ferromagnétaux ».

Mais cette découverte n'est qu'un maigre sursis car la source qui alimente les réservoirs est en train de se tarir en raison de bouleversements souterrains et il se peut que d'ici quelques années, l'espèce humaine disparaîtra complètement face à cette cruelle pénurie. Malgré la bonne volonté de ce peuple volontaire et résigné et du soutient de leurs puissantes machines, rien n'y fait.

Les saisons passent, les chefs des eaux firent creuser d'immenses galeries afin de retrouver les sources, mais toutes les tentatives échouèrent. Le grand conseil décida alors de commencer les premières euthanasies afin de diminuer les bouches à abreuver. Il est difficile alors d'accepter la réalité et Targ en compagnie de Eré et de son ami Manô et Arva, ne veulent baisser les bras. Comme pour vouloir accentuer le drame de ce reliquat de civilisation, les redoutables minéraux commencent à gagner du terrain :

 

« C'était dans une plaine excessivement morne, où se dressaient à, peine quelques blocs solitaires. Les Ferromagnétaux y dessinaient de toutes parts leurs agglomérations violettes. Il y prenait à peine garde lorsque, au Sud, sur une surface jaune clair, il aperçut une race qu'il ne connaissait point encore. Elle produisait des individus de grande taille, chacun formé de dix-huit groupes. Quelques-uns atteignaient une longueur totale de trois mètres. Targ calcula que la masse des plus puissants ne devait pas être inférieure à quarante kilogrammes. Ils se déplaçaient plus facilement que les plus rapides Ferromagnétaux connus jusqu'alors ; en fait leur vitesse atteignait un demi-kilométre par heure. »


De nouvelles secousses, comme pour vouloir sceller un destin de plus en plus terrible, viennent de nouveau frapper les terres rouges. Un exode est alors décidé et sur les six milles survivants, cinq milles devront être euthanasiés afin de laisser de plus grandes chances aux survivants. Les hommes et les femmes ayant dépassé quarante ans ne doivent pas survivre et pour les enfants, neuf familles sur dix n'en conserveront pas. D'immenses planeurs sont ainsi affrétés et décollent vers l'immensité du désert où, en des temps reculés et bénis, de gigantesques océans bouillonnaient d'une vie intense et magnifique. Ils arrivent enfin aux oasis équatoriales où il y a peu se trouvait encore une communauté. IL ne reste plus que des cadavres complètement asséchés par le soleil, mais pire encore une multitude de Ferromagnétaux qui s'avancent inexorablement comme pour vouloir tout absorber sur leur passage.

Cette colonie ayant choisie de se battre jusqu'au bout décide de s'installer sur cette terre aride. Les appareillages des équatoriaux sont encore en état de marche, générateurs d'énergie, planeurs, ondiféres....Un mur de fortification va être érigé tout autour d'un terrain qu'ils ont choisi pour installer leur base. Les saisons vont à nouveau s'écouler face à la menace grandissante de ce péril minéral qui progresse comme animé d'une volonté farouche :

 

«Les Ferromagnétaux, surtout, préoccu­paient Targ. Ils prospéraient. C'est qu'il avait sous l'oasis, à peu de profondeur, une réserve considérable de fers humains. Le sol et la plaine environnante recouvraient une ville morte. Or, les Ferromagnétaux attiraient le fer souterrain à une distance d'autant plus grande qu'ils étaient eux-mêmes de plus forte taille. Les derniers venus, les Tertiaires, com­me les surnommait Targ, pouvaient ainsi, i pourvu qu'ils y missent le temps, puiser à plus de huit mètres. Par surcroît, les déplace­ments du métal, à la longue, ouvraient dans la terre des brèches par où les Tertiaires pou­vaient s'introduire. Les autres Ferromagné­taux déterminaient des effets analogues, mais incomparablement plus faibles. D'ail­leurs, ils ne descendaient jamais dans des profondeurs de plus de deux ou trois mètres. Pour les Tertiaires, Targ ne tarda pas à constater qu'il n'y avait guère de limites à leur pénétration : ils descendaient aussi loin que le permettaient les fissures.

Il fallut prendre des mesures spéciales pour les empêcher de miner le sol où habitaient les deux familles. Les machines creusèrent, sous l'enceinte, des galeries dont les parois furent doublées d'arcum et plaquées de bismuth. Des piliers de ciment granitique, assis sur le roc, assurèrent la solidité des voûtes. Ce vaste travail dura plusieurs mois : les puissants générateurs d'énergie, les machines souples et subtiles, permirent de l'exécuter sans fatigue. Il devait, selon les calculs de Targ et d'Arva, résister pendant trente ans à tous les dégâts des Tertiaires, et cela dans l'hypothèse que la multiplication de ceux-ci serait très intense ».


Les années succèdent aux autres, en établissant ainsi une base solide, équipée des appareils les plus performants de leur technologie, les survivants purent écouler des mois paisibles à l'abri des menaces extérieures. Cependant la curiosité étant la plus forte et la soif de l'aventure irrésistibles, Targ envisage un jour de se rendre en compagnie de son épouse vers les Terres-rouges afin de savoir si la petite communauté restée là-bas est toujours en vie. A bord de leur planeur, survolant un monde sec et aride, ils arrivent sur l'emplacement de l'oasis où il ne reste plus que cinq survivants.

 

Comme un commun accord ces derniers rescapés préfèrent se donner la mort plutôt que de vivre ainsi sans but dans un monde agonisant. Targ, va continuer seul son exploration, préférant laisser son épouse sous la protection de cette base. Mais lorsqu'il reviendra, non sans avoir découvert une probable réserve gigantesque d'eau, il constate que Arva est au prise avec les Ferromagnétaux. Il n'a que le temps de l'extraire, inerte, à l'emprise de ces redoutables créatures. C'est en regagnant l'oasis équatorial, qu'il lance un appel pour prendre des nouvelles de sa famille et de ses amis. Mais les appareils restent obstinément muets. A son arrivé il constate l'étendue des dégâts, le sol est bouleversé comme retourné par un violent séisme alors que, aucun appareil ne lui avait annoncé une telle catastrophe. Il retrouve le toit en « arcum » de sa maison mais personne à l'intérieur. Il va au final retrouver sa femme complètement exsangue, vidée de toute sa force vitale par les créatures minérales, ses enfants sont tous morts, victimes de l'éboulement des rochers.

 

Devant un tel spectacle de désolation, Arva chancelante adjoint à ses lèvres pales un flacon d'iridium et l'avale d'une traite. La mort est rapide et sans douleur.

 

Alors le tout dernier homme assis seul sur un bloc de porphyre, se souvient en un éclair de la splendeur passée des hommes, de ce temps où la terre était une planète accueillante, riche d'une multitude de créatures vivantes où l'on pouvait s'abreuver des senteurs extraordinaires des végétaux, se laisser frôler par la douce caresse du vent. Un temps ou les océans généreux recouvraient une grande partie de nos vastes territoires. Il se remémore la suprématie de l'être humain et de son emprise sur l'environnement, de son génie et de sa folie destructrice. Il fut le grand vainqueur qui capta jusqu'à la force mystérieuse qui a assemblée les atomes :

 

« Cette frénésie même, annonçait la mort de la terre...la mort de la terre pour notre règne ! »

 

Il eut alors la sensation de faire partie intégrante d'un vaste tout, d'être le dernier représentant d'une race qui avait vécu et qui devait laisser sa place à une autre, il appartenait à quelque chose qui puisait ses origines dans la mer primitive sur les limons naissants, dans les marécages et les forets. Toute une succession d'un cycle qui se finit ainsi à ce moment précis et dont son corps symbolise la dernière preuve vivante. Tout est à présent terminé.

 

« Il eut un dernier sanglot ; la mort entra dans son cœur et se refusait l'euthanasie, il sortit des ruines, il alla s'étendre dans l'oasis parmi les Ferromagnétaux. Ensuite humblement, quelques parcelles de la dernière vie humaine entrèrent dans la vie nouvelle ».

La fin d'un monde.


En regard de la puissance évocatrice de ce court roman est-il besoin d'insister sur l'immense talent de l'auteur et de voir en lui ce fabuleux écrivain d'une extrême sensibilité, qui attribua au genre ses toutes premières lettres de noblesse?
Car Rosny Ainé, bien plus que d'être un parfait anticipateur, s'évertuant à la simple tache de nous proposer un futur de l'humanité transformé par une science triomphante, s'interroge en outre de façon fort pertinente sur le destin des hommes et se questionne sur sa place exacte dans la chaîne de l'évolution. Pour Rosny, l'homme n'est pas une fin en soi, mais l'élément d'un grand tout qui participe à un gigantesque bouillonnement cosmique. L'espèce humaine ne représente qu'une étape vers une évolution où le plus fort, et le plus adapté prendra la place de l'autre. En cela, notre présence sur terre n'est que l'infime partie d'un cycle, une minuscule impulsion, modeste acteur de l'avènement d'une autre forme de vie supérieure ou plus adaptée. 

 

Il y a chez cet auteur un degré de poésie rarement rencontré, et sa grande force est d'arriver à nous convaincre du bien fondé de ses hypothèses tout en nous émerveillant par la richesse thématique de ses histoires. Car il est bien question de « merveilleux » dans ses histoires et lorsque Maurice Renard, pour définir cette littérature aux frontières du scientifiquement incroyable, lui attribue le terme de « merveilleux scientifique », jamais une tel qualificatif ne fut à ce point justifié pour une œuvre ayant atteint un tel niveau où science et imaginaire se lient d'une manière aussi étroite et parfaitement cohérente.

Rosny Ainé est l'écrivain des immenses possibilités de la science, mais pas une science aveugle, sournoise et obstinée, mais une science ouverte à ses incroyables développements, forte des hypothèses les plus audacieuses. En remettant en cause le sacro saint nombrilisme humain, il redéfinie notre place dans un gigantesque univers où nous ne représentons qu'une insignifiante partie de l'immense échiquier de la vie, où l'homme dans toute sa morgue et son arrogance n'est que le maillon de cet incroyable chaîne de la vie.

 

Les immenses perspectives de la rencontre de l'homme avec une forme de vie étrangère sont une constante dans son œuvre et l'on ne peut que rester admiratif face à son incroyable audace thématique à une époque où ce genre d'hypothèses hasardeuses n'était même pas concevable d'un point de vue scientifique. De ses théories les plus folles, se posant ainsi comme un véritable précurseur du genre, il allait ainsi créer un univers totalement novateur à qui il venait donner sans nul doute, son plus magnifique chef d'œuvre : « Les Xipéhuz »! Titre probablement prémonitoire puisque l'édition qui fut publiée pour la première fois isolée du recueil « L'immolation », fut sous titrée de « Merveilleux préhistorique ».

 

En ces temps reculés qui se passe cinq mille avant JC en Mésopotamie, une tribu est attaquée par d'étranges créatures colorées dont la morphologie échappe totalement à l'entendement humain. Face à la menace pressante qu'elles représentent, considérées au départ comme des dieux à qui on alloue un territoire, elles ne suscitent désormais que la peur face à leur désir croissant d'expansion. Un homme, Bakkhoûn sera chargé de les stopper et d'enrayer ainsi leur inexorable progression. A force de les étudier afin de mieux les comprendre il va découvrir qu'elles sont douées d'intelligence, ayant établies une système de communication entre elles .Il parviendra à trouver l'arme pouvant les éradiquer mais il sait que c'est au profit de l'extinction d'une forme de vie. L'homme confronté au cruel dilemme de tuer par souci de survie de sa propre race, est soudain plongé dans un désarroi profond impliquant une longue réflexion sur le droit de vie et de mort.

 

C'est une des grandes questions de l'auteur et du positionnement de l'être humain confronté à l'existence d'une forme de vie totalement différente de la sienne. Thématique qui va ainsi parcourir son œuvre au travers de nombreux romans qui, au-delà du pur texte de science-fiction, est une réflexion de la place et du devenir de l'espèce humaine dans l'univers. Toute l'importance de sa production d'une richesse inouïe est sans commune mesure, un fait unique chez les auteurs de cette période. Toute son imagination fait preuve d'une grande richesse donnant à sa prose un ton particulièrement passionnant. Ainsi, les formes de vies que rencontreront ses héros sont toutes plus extraordinaires les unes que les autres : « Zooporphes,Ethéraux,Tripèdes » dans « Les navigateurs de l'infini », « Xipéhuz » dans le roman du même nom, « Ferromagnétaux » dans « La mort de la terre ». Un univers où l'homme, créature fragile et vulnérable se trouve aux prises avec une nature souvent impitoyable, comme dans un autre de ses romans « La force mystérieuse », avec cette région de France frappée par une étrange maladie de la lumière , altérant de ce fait les lois physiques qui nous régissent.

 

On retrouve les mêmes préoccupations dans ses romans « préhistoriques », cette forme d'humilité d'un auteur qui ne considère pas l'homme comme le maître suprême mais uniquement comme une espèce vivante parmi tant d'autres et qui ne doit sa survie et sa supériorité toute temporaire qu'à une agressivité des plus primitives face à la peur du danger et de l'inconnu. L'homme tel l'animal le plus commun doit lutter pour survivre, affronter un environnement des plus sauvage, s'adapter ou laisser sa place.

 

Dans « La mort de la terre », une œuvre particulièrement émouvante, l'homme voit son territoire peu à peu envahi par une nouvelle forme de vie voulant de la façon la plus implacable qui soit, augmenter son domaine et progresser coûte que coûte. C'est en cela qu'il se dégage de cette histoire une force incroyable, car les « Ferromagnétaux » ne nous considèrent pas plus que les roches qui jonchent le désert, nous ne sommes que de la nourriture pour eux, une espèce faible servant leur propre cause, leur permettant à parvenir à une étape plus développée. Le drame dans cette histoire, comme par une curieuse ironie du sort, réside dans leur « système alimentaire », elles se nourrissent en effet de ce même fluide vital essentiel à notre fonctionnement : le sang, ou du moins un des éléments qui le compose. Une forme de vampirisme des plus innovant. Pas de haine, ni de cruauté, elles agissent sans conscience ni état d'âme.

 

C'est un drame épouvantable qui se joue ainsi et l'être humain prenant conscience de sa faiblesse, sait que ses jours sont comptés et dans une ultime tentative, va connaître la désillusion et l'arrivée d'une fin imminente en faveur d'une forme de vie qu'il lui sera alors incapable de comprendre.

 

Targ le héros s'efforce de conserver l'espoir jusqu'au bout et il sait que son espèce a fait son temps. Refusant cette fin inéluctable et plutôt que de céder à cette mort « inutile » par euthanasie, il préfère alors sous la plume inspirée de ce grand conteur, décider de participer au cycle de la vie et de ne faire qu'un avec cette intelligence si parfaite, sans haine apparente et entrer au plus profond de sa chair dans cet immense bouleversement de la vie.

 

D'ailleurs la fin du roman est assez curieuse et c'est notre cher Guy Costes qui me fit la remarque suivante:

 

Avais-tu remarqué que cette dernière phrase du roman que tu cites :
« Il eut un dernier sanglot ; la mort entra dans son cœur et se refusait l'euthanasie, il sortit des ruines, il alla s'étendre dans l'oasis parmi les Ferromagnétaux. Ensuite humblement, quelques parcelles de la dernière vie humaine entrèrent dans la vie nouvelle ».
N'est pas la même puisqu'elle ne possède pas la dernière partie, dans la version pré originale en revue qui ce termine différemment ainsi :

 « Il eut un dernier sanglot ; la mort entra dans son cœur et se refusait l'euthanasie, il sortit des ruines, il alla s'étendre dans l'oasis parmi les Ferromagnétaux »

Je n'ai jamais su si c'était un oubli du premier éditeur ou une volonté de Rosny de compléter sa version définitive. L'étude du manuscrit, seule nous apporterai une réponse.

 

En fait la dernière phrase citée dans mon article est celle venant de l’édition de 1930 de la revue « Sciences et Voyages » qui est identique à celle de l’édition de 1912 de chez Plon.

Il me plait alors à imaginer que cette derniére phrase supplémentaire:

« Ensuite humblement, quelques parcelles de la dernière vie humaine entrèrent dans la vie nouvelle »

Confère au texte de Rosny une portée beaucoup plus cosmique et tout l’art de l’auteur consiste avec cette simple phrase à considérer que la disparition de l’homme n’est pas une fin en soi mais le départ vers une nouvelle ère où l’être humain est un des acteurs de la pérennité de la vie.....

 

Très peu d'auteurs eurent le bon sens d'imaginer de nouvelles formes de vies extraterrestres, Ronsny Ainé en fut le grand initiateur, thématique qui sera utilisée dans une moindre mesure par René Thévenin dans son « Collier de l'idole de fer », dans les ouvrages de Léon Groc « La révolte des pierres » et « L'univers vagabond », tout comme les colonnes lumineuse de Jean de la Hire dans sa « Roue fulgurante » , sans oublier le roman qui semble le plus bel hommage à l'ami des Goncourt , d'un écrivain au talent immense à l'œuvre tout aussi riche et généreuse, Francis Carsac dont les Misliks de « Ceux de nulle part » ne sont pas sans nous rappeler les « Ferromagnétaux ».Concernant cet auteur,une bibliographie qui demeure une des plus passionnante de la science fiction Française des années cinquante.

 

« La mort de la terre est un petit roman que j'aurais pu sans peine dleyer en trois cents pages. Je ne l'ai pas fait, parce que, à mon avis, le merveilleux scientifique est un genre de littérature qui exige la concision : ceux qui le pratiquent sont trop souvent enclin au bavardage.»

Rosny Ainé

Bibliographie sélective

 

- « La mort de la terre » dans « Les annales politiques et littéraires » du N° 1405 au N° 1412. Editions A.Brisson. Illustré par Guillot de Saix

- « La mort de la terre » Editions Plon 1912.

- « La mort de la terre » Revue « Sciences & Voyages » du N° 564 (19.06.1930) au N°577 (18.09.1930).

- « La mort de la terre » Editions Denoël collection « Présence du futur » N° 25 1958. Réédité plusieurs fois dans la même collection.

- « La mort de la terre » dans le recueil « Récits de Science-fiction » Editions André Gérard collection « Marabout Géant »1973.

- « La mort de la terre » Editions NRF collection « 1000 soleils » 1976.

- « La mort de la terre » Adaptation en bande dessinée pour le journal « L'humanité » du 5 février au 3 mai 1976. Cette histoire sera reprise pour la première fois dans son intégralité aux éditions de L'apex collection « Bédéphilia » N°24 (Juillet 2001). En outre l'éditeur eut la bonne idée de reproduire en fin de volume l'intégralité des illustrations réalisées par un auteur inconnu, pour la revue « Sciences & Voyages »

- « La mort de la terre » Editions Flammarion collection « Etonnants classiques » 1998.

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