Collection publiée sous le label des éditions Tallandier, il ne faut pas s'étonner si « Lisez-moi Aventures » puisa largement dans le fond de sa célèbre série « Bibliothèque des grandes aventures ». Dès le numéro 1 du 15 Mai 1948, le ton fut donné et l'on retrouve en page 29 un roman de l'auteur phare de cet éditeur avec un roman d'aventure conjecturale dans la plus pure tradition de l'époque : « La cité des premiers hommes » de Maurice Champagne . Mais ce n'est pas le seul attrait de cette série de 68 numéros qui stoppera sa parution en janvier 1952, puisque une grande majorité des couvertures furent illustrées par l'artiste maison « Maurice Toussaint ». L'autre intérêt de cette collection est l'éclectisme des genres dont elle va abreuver les lecteurs de l'époque, avec un seul mot d'ordre : L'aventure ! Récits d'explorations, d'exploits militaires ( la proche fin de la seconde guerre mondiale à fortement inspirée un grand nombre des textes proposés) , d'aventures conjecturales, de nouvelles fantastiques et policières.....tous les genres vont y être abordés avec un sucés certains, sous la forme de romans à suivre ou de courtes nouvelles, accompagnés d'illustrations. Ainsi allons nous y retrouver des auteurs comme Champagne, Groc, Toudouze, Laumann, Alperine, Vallerey, Leblanc....mais aussi Pierre Nord, Closterman, Kessel, Dorgeles, Simenon,Wells, Conan Doyle et.....W.Churchill !

Même si la grande majorité des textes proposés ne sont pas inédits « Lisez-moi Aventures » proposait à l'époque, l'occasion de faire découvrir à de jeunes lecteurs toute la diversité d'une littérature qui, en ce tournant décisif des années cinquante, allait mettre un terme définitif à tout un genre qui depuis Jules Verne , Albert Robida, Rosny Aîné en passant par Maurice Renard, Léon Groc, André Couvreur,H.J,Magog,Jacques Spitz et B.R.Bruss, venait de marquer de son empreinte indélébile l'histoire de l’imaginaire Français.

Je voulais donc rendre ici un petit hommage à cette superbe collection, aux couvertures attrayantes, en vous proposant deux nouvelles appartenant à des genres différents, caractéristiques de la politique éditoriale d'un éditeur faisant encore la joie des amateurs du genre que nous sommes.

La liste qui va suivre, s'efforce de reprendre la majorité des textes appartenant aux domaines de l'imaginaire et je voudrais par la même occasion remercier Christine Luce qui, il y a de cela quelques années, fit un inventaire complet de toute la collection et grâce à qui ce travail fut possible.

- N°1 - 15 mai 1948

« La Cité des premiers hommes » de Maurice Champagne roman conjectural illustré par Maurice Toussaint

- N°2 - 1er juin 1948
« La Cité des premiers hommes » (suite deuxième partie) de Maurice Champagne

« Murée vive »   Nouvelle fantastique de , G. Lenotre

- N°3 - 15 juin 1948
« La Cité des premiers hommes » ( suite 3eme partie) Maurice Champagne

- N°4 - 1er juillet 1948
« La Cité des premiers hommes » (suite quatrième partie) Maurice Champagne

- N°5 - 15 juillet 1948
« La Cité des premiers hommes » (cinquième partie) Maurice Champagne

- N°6 - 1er août 1948
« La Cité des premiers hommes » (sixième et dernière partie), Maurice Champagne

- N°7 - 15 août 1948
« L’usine fatale » roman conjectural de Charles Robert-Dumas illustré par Émilien Dufour

« La Bête du Gévaudan » Nouvelle fantastique de G.Lenotre illustré par R. Marmottin.

- N°8 - 1er septembre 1948
« L’usine fatale » ( Suite deuxième partie)Charles Robert-Dumas

« Le Radjah de Gool » Nouvelle fantastique de H. de Vere Stacpoole.

- N°9 - 15 septembre 1948
« L’usine fatale » (suite troisième partie) Charles Robert-Dumas

« L’énigme du "Speedy » Nouvelle fantastique de t'Serstevens

- N°10 -1er octobre 1948
« L'usine fatale » (suite quatrième partie) Charles Robert-Dumas

« L'Aéro-bagne 32 » Roman conjectural de E.M. Laumann et H. Lanos, illustré par Maurice Toussaint

- N°11 – 15 octobre 1948
« L’usine fatale» ( cinquième partie suite et fin), Charles Robert-Dumas

« L'Aéro-bagne 32 »(suite deuxième partie) E.M. Laumann et H. Lanos

- N°12 - 1er novembre 1948
«L'Aéro-bagne 32»  (suite troisième partie) E.M. Laumann et H. Lanos

- N°13 - 15 novembre 1948
« L'Aéro-bagne 32 » ( Quatrième partie suite et fin), E.M. Laumann et H. Lanos

- N° 14 - 1er décembre 1948
« Les Petits-neveux de Gulliver »  Roman d'aventure fantastique de Georges G.-Toudouze illustré par Émilien Dufour.

« Sous l'averse »  Nouvelle fantastique de Jean d'Esme

- N° 15 – 15 décembre 1948
« Les Petits-neveux de Gulliver » ( suite deuxième partie)  Georges G.-Toudouze

« Voyage interplanétaire »  Nouvelle de Science Fiction de Pierre Devaux

« La Marque de la bête » Nouvelle fantastique de Rudyard Kipling

- N°16 - 1er janvier 1949
« Les Petits-neveux de Gulliver » (suite troisième partie) Georges G.-Toudouze

- N°17 – 15 janvier 1949
« Les Petits-neveux de Gulliver » (suite quatrième partie) Georges G.-Toudouze

- N° 18 – 1er février 1949
« Les Petits-neveux de Gulliver »
 ( cinquième partie suite et fin )Georges G.-Toudouze

- N°19 – 15 février 1949
« La Citadelle des glaces »  de Paul Alpérine,roman d'aventure fantastique et de civilisation disparue

- N°20 – 1er mars 1949
« La Citadelle des glace » (deuxième partie) Paul Alperine

- N°21 – 15 mars 1949
« La Citadelle des glaces »(suite troisième partie)Paul Alpérine

- N°22 – 1er avril 1949
« La Citadelle des glaces » (suite quatrième partie) Paul Alpérine

- N°23 – 15 avril 1949 
« La Citadelle des glaces » (cinquième partie suite et fin), Paul Alpérine

« L’île au sable vert » Roman d'aventure conjecturale deTancrère Vallerey, illustré par Émilien Dufour.

- N°24 – 1er mai 1949

« L’île au sable vert » (suite deuxième partie) Tancrède Vallery

« L’auto sous la mer » Roman d'aventure conjecturale de Maurice Champagne,

- N°25 -  15 mai 1949

« L’île au sable vert » ( suite troisième partie) Tancrère Vallerey
« L’auto sous la mer » (suite deuxième partie) Maurice Champagne

« Les Gardiens de la Margravine » Nouvelle fantastique de C-C Andrews

- N° 26 – 1er juin 1949

« L’île au sable vert » ( suite quatrième partie) Tancrère Vallerey
« L'auto sous la mer » (suite troisième partie) Maurice Champagne

« L’arbre charnier » Nouvelle fantastique E.M. Laumann

- N°– 27  juin 1949

« L’île au sable vert » ( cinquième partie suite et fin) Tancrère Vallerey
« L’auto sous la mer » (suite quatrième partie) Maurice Champagne

« Une Vendetta » Nouvelle fantastique de Guy de Maupassant

- N°28 – 1er juillet 1949
« L’auto sous la mer » (suite cinquième partie) Maurice Champagne

« La Dernière sentinelle de la ville d'Ys » Nouvelle fantastique/ civilisation disparue, Georges G.-Toudouze

- N°29 – 15 juillet 1949
« L’auto sous la mer » (sixième partie suite et fin), Maurice Champagne

- N°30 – 1er août 1949

« Le Trésor de Santa Cruz » Nouvelle d'aventure fantastique de Harry E Rieseberg

- N°33 -15 septembre 1949
« L’observatoire d'Avu » Nouvelle d'aventure fantastique de H.G. Wells

 

 

- N°34 - 1er octobre 1949

« Le Dieu vert » Nouvelle fantastique de J. N. Nicholls

- N°35 – 15 octobre 1949
« Quand "le Monde était jeune » Nouvelle fantastique de Jack London

« L’île des vaisseaux perdus » Roman d'aventure conjecturale de C. Marriot

- N° 36 – 1er novembre 1949

« L’île des vaisseaux perdus » (suite deuxième partie) de C. Marriot

-N° 37 – 15 novembre 1949

« L’île des vaisseaux perdus » (suite troisième partie) de C. Marriot

-N° 38 – 1er décembre 1949

« L’île des vaisseaux perdus » (suite quatrième partie) de C. Marriot

« L’homme qui blanchit les nègres » Nouvelle conjecturale de Max-André Dazergues

-N° 39 – 15 décembre 1949

« L’île des vaisseaux perdus » (cinquième partie suite et fin ) de C. Marriot

« Le Plus grand serpent du monde » Nouvelle fantastique de La Varende

-N° 40 – 1er janvier 1950

« Les Voleurs de navires » Roman d'aventure conjecturale de Georges Sim (Simenon) illustré par Émilien Dufour.

« L’étrange matière » Roman conjectural de E. M. Laumann et Raoul Bigot

- N°41 – 15 janvier 1950

« L’étrange matière » (suite deuxième partie) de E. M. Laumann et Raoul Bigot

« Les Voleurs de navires » (suite deuxième partie) de Georges Sim

-N° 42 – 1er février 1950

« L’étrange matière » (suite troisième partie) de E. M. Laumann et Raoul Bigot

« Les Voleurs de navires » (suite troisième partie) de Georges Sim

- N° 43 – 15 février 1950

« L’étrange matière » (suite quatrième partie) de E. M. Laumann et Raoul Bigot

« Les Voleurs de navires » (quatrième partie suite et fin ) de Georges Sim

« Le Voyageur qui explora le temps » Nouvelle conjecturale de Octave Béliard

-N° 44 – 1er mars 1950

« L’étrange matière » (quatrième partie suite et fin ) de E. M. Laumann et Raoul Bigot

« L’éveilleur de volcans » Roman conjectural de Georges G.-Toudouze

-N° 45 – 15 mars 1950

« L’éveilleur de volcans » (suite deuxième partie) de Georges G.-Toudouze

- N° 46 – 1er avril 1950

« L’éveilleur de volcans » (suite troisième partie) de Georges G.-Toudouze

« La Phalène inconnue  "Genus Novo" » Nouvelle fantastique de H G Wells

« La Peur » Nouvelle fantastique de Guy de Maupassant

- 47 – 15 avril 1950

« L’éveilleur de volcans » (suite quatrième partie) de Georges G.-Toudouze

« Un vivant chez les morts » Nouvelle fantastique de Rudyard Kipling

- N° 48 – 1er mai 1950

« L’éveilleur de volcans » ( cinquième partie suite et fin) de Georges G.-Toudouze

- N° 49 - juin 1950

« Demain, dans le soleil » Roman conjectural de Paul Alpérine

« La Fin d'un seigneur tigre » Nouvelle fantastique de Roger Vercel

« Un Coffre bien gardé » Nouvelle d'aventure fantastique de Harry E. Rieseberg

- N° 50 - juillet 1950

« Demain dans le soleil » (suite deuxième partie) de Paul Alpérine

- N° 51 - août 1950

« Demain dans le soleil » (troisième partie suite et fin) de Paul Alpérine

« La Cage sous la mer » Roman d'aventure conjecturale de Maurice Champagne illustré par  Émilien Dufour.

- N° 52 - septembre 1950

« La Cage sous la mer » (suite deuxième partie) de Maurice Champagne

« Les Épouvantes de la mer » Nouvelle fantastique de E. M. Laumann

« La Bête à sept têtes » Nouvelle fantastique ? De Henri Pourrat

«  Le Sorcier des abîmes » (bande de dessins avec texte en dessous) Georges G-Toudouze

- N° 53 - octobre 1950

« La Cage sous la mer » (suite troisième partie) Maurice Champagne

« Le Secret de l'île d'acier » Nouvelle conjecturale de Georges G-Toudouze

- N°54 - novembre 1950

« La Cage sous la mer » ( quatrième partie suite et fin) Maurice Champagne

- N° 55 - Décembre 1950

« Les secrets de la Mer Morte » roman d'aventure conjecturale de Paul Alpérine

- N° 56 - Janvier 1951

« Les secrets de la Mer Morte » (suite deuxième partie) de Paul Alpérine

- N° 57 - Février 1951

« Les secrets de la Mer Morte » (suite troisième partie) de Paul Alpérine

- N° 58 - Mars 1951

« Les secrets de la Mer Morte » (suite quatrième partie) de Paul Alpérine

- N° 59 - Avril 1951

« Les secrets de la Mer Morte » ( cinquième partie suite et fin) de Paul Alpérine

- N° 60 - Mai 1951

« L’avion de M. Personne » roman d'aventure conjecturale de H.-J. Magog

« Le moteur Brown-Pericord » nouvelle conjecturale de Arthur Conan Doyle

- N° 61 - Juin 1951

« Sous le bistouri » nouvelle fantastique de H-G.Wells

- N° 63 - Août 1951

« L'orchidée extraordinaire » nouvelle d'aventure fantastique de H-G.Wells »

« Voyage interplanétaire » de Pierre Devaux, « Lise-moi aventures » N° 15 du 15 décembre 1948

 

« Messieurs les voyageurs pour la Lune, Tycho-Central, sont priés de descendre sur la piste, s’il vous plaît... Départ à 21 h. 57. » Dans la voix des haut-parleurs qui répé­taient leur mélopée à tous les angles de Fastrodrome, les voyageurs de l’infini s’avan­cèrent sur le ciment, le pardessus sur le bras ou le sac à la main, comme s’ils partaient pour Bruxelles ou Marignane ; des chariots électriques filaient, apportant les derniers bagages. Au centre de la piste, debout et géante sous les faisceaux croisés des projec­teurs, la Fusée interplanétaire ronflai.!, fai­sant ses essais de puissance. Les voix métal­liques éclatèrent au sommet des pylônes : « Messieurs les voyageurs sont priés d’éva­cuer la piste. Toute personne qui se risque­rait... »

Des crépitements trouèrent la nuit. Des gardiens à motocyclette parcouraient la piste, sifflant les retardataires. Un à un ils vinrent se ranger, un pied au sol, devant le tableau de contrôle où ils enfonçaient leurs clefs : des lampes s’allumaient sur le pupitre du chef d’astrodrome, certifiant que la piste était libre.

A 21 h. 56 minutes et 55 secondes, il y eut un bref coup de sirène, puis ce fut l’Apo­calypse. Sur toute la surface cimentée, une nappe de flamme blonde jaillit en éventail, culbutant l’atmosphère ; un mugissement: infernal emplit l’espace, aussitôt amenuisé en chromatique décroissante, tandis que tout là-haut, au sommet de la colonne de feu, on apercevait la fusée éclairée par en dessous, filant dans les étoiles. Déjà, les haut-parleurs enflaient leurs voix prémonitoires :

« Messieurs les voyageurs pour Mars- Central sont priés de faire viser leur passe­port. inter-astres et leur certificat de visite médicale... Départ à 22 h. 44. Le prochain départ pour Vénus... »

Dans la fusée, le. démarrage a été rude. Je gis à côté de mes compagnons de voyage, affalé sur les couchettes-amortisseurs, écrasé par l’effort gigantesque de 1’« accélération». Momentanément, mon poids est quintuplé, je pèse 350 kilogrammes, tout mouvement serait impossible. Au bout de quelques mi­nutes, un déclenchement se produit : c’est le propulseur à alcool qui se détache et retombe sur la Terre ; le propulseur à oxygène-hydrogène démarre avec une note suraiguë, le sang bout à mes oreilles... Puis, tout à coup, c’est le silence ; le glapissement des tuyères se tait, la fusée file sur son élan ; nous sommes à 3.000 kilomètres de la Terre.

- Hé ! là, où allez-vous ? fait une voix joviale.

Et je me sens saisir par un pan de mon veston. Il faut me rendre à l’évidence, je flotte dans l’espace comme un simple ballon rouge, dans une situation totalement dé­pourvue de dignité.

- Vous êtes tous les mêmes, fait le docteur du bord, avec une brusquerie amicale, on a beau vous prévenir... Comprenez donc, mon cher, que, dès l’instant que 1’ « astronef » file en mouvement libre, il n’y a plus de pesanteur.

- Plus de...

- Eh ! sans doute : votre corps participe aü mouvement du projectile, aucune force ne le sollicite, en avant ou en arrière... Une menthe à l’eau ? ajouta le docteur en s’asseyant en l’air. Qu’est-«e que vous faites, vous prenez un verre ? Inutile, voyez donc...

O surprise ! Versées dans l’espace, l’eau et la menthe s’agglomèrent en une sphère d’opale où mon compagnon plante résolu­ment une paille.

- Les premières fusées, me confie le doc­teur, très ferré sur son sujet, étaient des engins nauséabonds, fonctionnant à la pou­dre noire ; Goddard, dans les désert du Nouveau-Mexique, a fait des essais de fusées guidées par gouvernails à gyroscopes, qui sont montées... à 2.200 mètres... pfui ! Esnault-Pelterie, Opel, qui trouva la mort au cours de ses expériences, Damblanc, Ananoff ont attaché leur nom aux recher­ches d’« astronautique ». Mais c’est Oberth, principalement, qui a contribué à mettre au point la « tuyère oxy-hydrique », alimentée par l’oxygène et l’hydrogène liquides et qui fonctionne comme un énorme chalumeau.

» Vous n’ignorez pas que la fusée à réac­tion est le seul propulseur connu qui ne prenne pas appui sur le milieu ambiant ; la fusée marche mieux dans le vide que dans l’air. Elle prend appui sur les gaz qu’elle projette derrière elle, absolument comme une lampe à souder, montée sur roulettes, qui filerait en arrière par recul. J’ajouterai en confidence que le propulseur oxy-hydrique lui-même — crachant du feu à 4000 mètres par seconde — est radicalement insuffisant pour permettre à une fusée de vaincre l’attraction terrestre, et qu’en 1942, par exemple, le problème était encore considéré comme insoluble. C’est la découverte, enfin réalisée, de la désintégration de la matière qui a permis de multiplier des milliers de fois la puissance des propulseurs et de nous acheminer vers la Lune.

- Mais que de problèmes à résoudre !

- Ne m’en parlez pas ! La chaleur et le

froid, l’alimentation, l’air respirable... Sui­vez-moi donc au poste de pilotage, vous serez mieux renseigné.

 Un homme jeune en uniforme sobre, l’appareil respiratoire réglementaire sur la poitrine : commandant-H. W..., des Services Interplanétaires, un. garçon très distingué, qui a joué un rôle important dans la mise au point des récents paquebots-fusées.

Piccard, au cours de ses ascensions stratosphériques, nous dit-il, a imaginé des solutions précieuses. Vous avez remarqué que notre astronef est peint pour moitié en noir, pour moitié en aluminium brillant. Au moyen d’un lourd volant que fait tourner un moteur, nous obligeons l’astronef à pivo­ter en sens inverse — nous avons là une application, de la théorie du moment ciné­tique — ce qui nous permet d’exposer à volonté aux rayons solaires la partie alu- minée réfléchissante ou la partie noire absorbante ; nous avons ainsi le choix de la température de 240° sous zéro à 115° au- dessus. L’air respirable est régénéré par un procédé classique — bien connu des sous- mariniers — en le faisant passer sur l' « oxy- lithe », qui absorbe le gaz carbonique et dégage de l’oxygène. Vous permettez ? Nous allons croiser.

Dans l’immensité sans air, à la fois irra­diée de soleil et piquetée d’étoiles, un feu vert chemine : l’astronef Tycho-Paris. Un récepteur grésille.

« Allô, X 24... Allô, X 24... Bonsoir, les potes ! »

La voilà bien, la fraternelle camaraderie interplanétaire !

- La conduite de la fusée est simple, reprend le commandant, qui a lâché ses leviers... Trois interrupteurs de mise à feu pour le propulseur principal et les f-usées de giration-équilibrage ; le volant-servo pour l’orientation hydraulique du propulseur, c’est tout. Avec ces quatre commandes, je pars, j’accélère ou je ralentis, je tourne ma fusée comme une crêpe pour l’atterrissage — 250 kilomètres avant d’arriver — et je me pose. Tout le reste, c’est du contrôle : 45 cadrans et voyants lumineux, une paille ! Sur un avion lourd de 1942, il y en avait 80 ! L’alimentation de l’équipage et des passagers est assurée par ces « cultures sans terre », dont Spangenberg et Gericke ont vulgarisé les- méthodes, et qui ont permis — déjà bien avant la navigation interplanétaire — de faire pousser dans un espace réduit des légumes, des pommes de terre, des céréales, en quantité suffisantes pour nourrir un grand nombre de personnes.

- Quarante kilogrammes de pommes de terre au mètre carré, fait le docteur en cla­quant la langue, et des vitamines !... Le commandant ne vous dit pas qu’il a posé sa candidature pour la chasse aux « petites planètes ».

- Un sport passionnant, dit le jeune homme, les yeux brillants. Nous abordons les planètes errantes, telles qu’Adonis, Amor, Hermès, qui coupent dangereusement la tra­jectoire terrestre, et nous les détruisons à la dynamite. Nous avons déjà fait sauter Adonis, qui ne constituera plus un danger pour notre patrie... la Terre.

Belle figure de conquérant hardi, fidèle aux toutes jeunes traditions de l’Astronau­tique ! Mais déjà la fusée pivote ; d’immen­ses plaines brillantes apparaissent, un sol bouleversé, troué par l’énorme crique de Tycho, d’où rayonnent les autoroutes lu­naires. Là-bas, ce modeste cratère, c’est Erathostène : le premier point où les astro­nomes du XIXe siècle aperçurent des traces de végétation, attestant que la vie est possi­ble à la surface de la Lune.

 

Pierre Devaux

 

 

« Du fond des ages » de Jean Joseph Renaud, « Lisez moi Aventures » N°4 1er Juillet 1948

 

Bien avant Morley Martin, ce savant qu’en 1935 la presse internationale célébra si bruyamment, mon vieil ami Raibloud a créé « de la vie »... Et de la vie sous une forme étrange, préhistorique. Je le jure, moi qui fus de ce drame!

Comme Faraday, Cross et Morley Martin, il avait fait naître des apparences infinité­simales d’insectes, de poissons, de vers gra­cieux. On les voyait distinctement au mi­croscope.Ils vivaient!... Telle fut la grande passion de son existence. Il lui sacrifia tout, famille, fortune, avenir...

Nous dînions chaque semaine ensemble, près du Muséum d’Histoire Naturelle où il avait son laboratoire. Il me disait les der­niers résultats qu’il avait obtenus ; ils étaient de plus en plus remarquables et pourtant ils ne le contentaient pas.

- Je fais naître des êtres microscopiques. Ils sont aussi probants que s’ils étaient de la plus grande taille. L’homme qui a été créé peut à son tour être un créateur. Mais l’im­portance de ma découverte n’est évidente qu’aux milieux scientifiques. Pour frapper le public ils devraient être visibles à l’œil nu. Je n’obtiendrai cela que sous un climat tropical, au Gabon par exemple, cette forêt monstrueuse encore mal connue mais où la vie surgit mille fois plus vite qu’en la froide et stérile Europe. Je réaliserais de grandes choses là-bas. Les ressources me manquent.

Je les lui trouvai. Plusieurs quotidiens, quelques riches mécènes, des sociétés scien­tifiques, lui assurèrent cinq ans de travail là-bas. Il s’embarqua avec deux aides, un abondant matériel, et il réussit à établir un laboratoire à trois mille kilomètres de la côte, en un point presque inexploré de la forêt.

Pendant deux ans, malgré la difficulté extrême des communications, je reçus assez régulièrement de ses nouvelles. Son enthou­siasme était de plus en plus Vif. Il réussis­sait, disait-il, « ... et même d’une façon effrayante, fantastique... »

Puis silence. Six mois se passèrent sans que personne reçoive un mot de lui... Le Ministère des Colonies ordonna des recher­ches ; elles furent longues et pénibles. Enfin on apprit que Raibloud et ses deux aides avaient disparu. La mulâtresse, chargée des soins de leur bungalow, seule survivante, n’avait pu donner aucun renseignement utile.

Les amis et les admirateurs de Raibloud me chargèrent d'aller trouver sur place des précisions. Deux mois après, la côte de cette énorme forêt qu’est le Gabon me . jetait au visage son haleine brûlante. Franceville. La contrée du Djoutou; L’Ogoué, en barque. Cinquante jours de marche dans le moins connu de cette terrifiante région. Enfin, un matin, j’aperçus un point brun dans un vallon ; je le reconnus d’après des photogra­phies : c’était le campement de Raibloud.

Alors surgit un bizarre incident : après avoir eu un entretien avec les indigènes d’un misérable village perdu en ce coin sauvage, mes porteurs refusèrent d’aller plus loin. Rien ne put les convaincre. « Esprit tuerait nous!... » Il ne me restait plus qu’à finir seul le voyage. Je fis charger mes bagages sur quatre mulets que je poussai devant moi et que mon gros dogue, Porthos, excita de ses aboiements.

Une fumée s’élevait du bungalow. Sur le seuil, la servante, métisse pongouée, trayait une chèvre. A mon Mi bogij’o, elle répondit poliment : « Ai bolo ke », mais ses grosses prunelles miroitaient de crainte. Je lui demandai qu’était devenu son maître ?... « Mi pa mia »... Et les deux autres blancs ?...

- « Mi pa mia... »

Elle disait ce « je ne sais pas » pongoué avant la fin de toute question.

Intact et propre, le laboratoire était rem­pli de travaux en train, comme si Raibloud venait d’en sortir... La métisse m’y avait suivi, pas à pas, d’un air furieux. Elle voulut battre Porthos qui avait posé ses pattes sur un tabouret. J’essayai en vain de lui faire comprendre que j’étais un grand ami, ogan- ganou, de Raibloud.

. Ce vallon, ou plutôt cette éclaircie dans la forêt, débordait d’une énorme végétation, mais elle était bizarrement calme. Pas de singes, pas d’oiseaux. Nulle fuite de rongeurs ou de serpents. Un silence de mort. Et je fus surpris de voir, çà et là, en l’inextricable fourré, de larges trouées toutes fraîches... On n’était pourtant pas dans une région à éléphants!,...

Sur l’autre versant, j’aperçus dans le sol une large anfractuosité, semblable à l’ou­verture d’un puits mais qui, évidemment, ne devait rien à la main de l’homme.

Quand j’en fus à une centaine de mètres, Porthos se mit à gronder, le poil hérissé, puis il aboya avec fureur.

J’avançai encore... Alors une. épaisse fu­mée jaunâtre commença, à sortir du puits. Elle augmenta... Était-elle d’origine volca­nique ?... oui, sans doute, mais elle puait la ménagerie.., la viande gâtée et l'ammonia­que.

Au retour, je demandai à la métisse ce qu’étaient ce puits et l’origine de cette va­peur... « Mi pa mia »... répondit-elle encore... Et la haine de ses yeux descendit à sa bou­che qu’elle crispa affreusement...

Peu après, elle s’éloigna avec une chèvre. Je la suivis d’arbre en arbre. Elle attacha l’animal sur une petite éminence rocheuse, assez loin du bungalow.

Cette première nuit, un long gémissement m’éveilla... Porthos geignait. J’écartai la moustiquaire et descendis. Je trouvai le do­gue réfugié dans une vieille caisse et gémis­sant d’épouvante, lui. que rien n’effrayait, lui qui, la semaine précédente, avait chargé une panthère... Je voulus l’emmener avec moi. Il gronda. Il m’eût mordu.

Fusil à la main, je fis une ronde. La nuit était, visqueuse et noire. Je n’y distinguai d’abord rien d’anormal. Enfin j’aperçus loin, de l’autre côté d’un ruisseau, une large et basse phosphorescence qui se déplaçait len­tement, eh ondulant de bas en haut...

Je me dirigeai vers le phénomène aussi vite que l’obscurité me le permettait... La lueur verdâtre s’éteignait parfois, puis repre­nait à un autre endroit et s’avivait pour s’éteindre encore et se rallumer ailleurs...

Soudain, un affreux cri chevrotant reten­tit, se prolongea, cessa net... Je franchis un petit pont de lianes et me trouvai sur un sommet où j’avais vu, au crépuscule, la métisse attacher une chèvre...

L’animal n’était plus là...

A mes questions, la femme répondit en­core : « Mi pa mia... » Puis elle m’injuria, me menaça, parce que, craignant une crise de paludisme, j’avais mis dans ma poche un des thermomètres médicaux de Raibloud...

Les jours qui suivirent j’essayai plusieurs fois encore de m’approcher de l’étrange puits. A nouveau, la vapeur immonde jaillit et me repoussa...

La métisse avait changé d’attitude à mon égard. Elle me souriait, me soignait, me pré­parait d’excellents repas.

Un soir où elle m’avait donné du vin de palme dans une noix de coco, je me sentis tomber dans le sommeil, soudain, comme dans un précipice...

De l’étouffement m’éveilla. J’étais, lié à un arbre, sur ce sommet rocheux où j’avais vu la métisse attacher la chèvre disparue. La nuit était profonde.

Un bâillon me laissait à peine respirer. Qui s’était ainsi emparé de moi,?..., eh, la noire!... Un soporifique dans le vin. de palme !... Et elle m’avait conduit là, sur la brouette plate qu’emploient les pongoués.

Je criai. Ma voix ne traversa pas le bâillon. Et qui m’eût entendu ?... Mes liens me semblaient faibles ; mais la torpeur m’accablait encore ; je ne parvins point à les briser.

Une tiédeur contre moi : Porthos !... Le fidèle dogue était là, veillant sur son maître...

Une heure passa, une heure d’appréhen­sion, d’épouvante... Soudain, Porthos gronda.

Quelques minutes après, un long reflet verdâtre naquit, illusoire peut-être, au loin­tain de la forêt tropicale...

Il s’éteignit et reparut, beaucoup plus près...

Et alors je distinguai, se traînant dans la phosphorescence qu’il exhalait, un animal, immense, bas, écailleux, qui avait la sil­houette, les ondulations d’un ver et la taille d’un monstre antédiluvien.

Trente mètres de long, peut-être.Il glis­sait lentement vers la proie — qui était moi!... Il avait une tête de tortue, mais munie de dents de carnivore si longues qu’elles lui maintenaient la gueule entr’ouverte. Sa marche créait dans la forêt ces trouées que j’avais d’abord attribué à des éléphants...

L’horreur que je ressentais venait du lointain de la race, des temps préhistoriques où l’anthropoïde vivait parmi des monstres comme celui-là.

En Porthos, la crainte et la fidélité se combattaient. La fidélité domina. Avec de féroces abois, il se rua sur l’apparition phos­phorescente qui, aussitôt, exhala sa vapeur...

Du fond de ce nuage nauséabond, le cri de mon pauvre bon toutou me parvint, long abominable et soudain brisé, comme l’avait été celui de la chèvre... .

Ensuite, ayant trouvé sa proie, le ver colossal et verdâtre rebroussa chemin, sans se soucier de moi.

A l’aube je parvins à rompre les cordes. Une fois délivré, je gagnai le bungalow, avec l'intention non seulement de corriger la métisse avec certaine lanière en peau de rhinocéros que j’avais vue près du bureau de Raibloud, mais surtout de l’interroger.

En vain l’appelai-je. Elle avait disparu. Je me trouvais donc seul au plus profond de la terrible forêt. J’avais bien dit à mes porteurs de signaler au premier poste euro­péen l’endroit où je me trouvais, mais oseraient-ils ? Ne craindraient-ils pas d’être punis de leur abandon ?...

La solitude dans la brousse africaine est redoutable ; si elle ne tue pas elle rend fou. En plus il y avait l’animal effroyable là-bas dans son antre qui, à certains instants, fu­mait comme un volcan. Sa présence était un péril constant, nocturne surtout, mais qui avait l’avantage d’éloigner les bêtes sau­vages qui sans elle se fussent attaqués au frêle bungalow et à son habitant. Tout au­tour régnait un silence de mort. Même pas d’oiseaux.

Vers midi, je vis planer un vautour ; sou­dain, malgré ses efforts évidents et ses affreux cris, il fut attiré par la crevasse où gisait le monstre. L’être immonde avait donc, comme les serpents, pouvoir de fasci­nation...

Je trouvai dans le bungalow une certaine quantité de conserves, d’eau minérale, de vin. Les armes et les munitions que j’y avais vue la veille, la métisse les avait emportés. Comment me défendre ?... Je me sentais perdu.

C’est alors que je trouvai dans une caisse le journal rédigé quotidiennement par Rai­bloud et ses deux aides. J’y appris la vérité.

En ce climat brûlant et humide, Raibloud avait créé des animaux pareils à ceux d’avant le déluge, des bêtes du début de la vie sur terre, mais qui mouraient vite. Seul ce ver colossal se trouvait adapté aux condi­tions environnantes. Il grandit normalement.

Alors qu’il devenait dangereux et que mon pauvre ami pensait à le supprimer il

s’échappa. Réfugié dans cette grotte pro­fonde, il prit non seulement de grandes di­mensions mais aussi les caractères de plu­sieurs races animales. Sa phosphorescence faisait de lui un énorme ver luisant. Sa fumée était dans l’atmosphère une protec­tion analogue à celle de l’encre que les pieuvres, les sèches et autres céphalopodes exhalent dans l’eau marine quand un animal approche.

Il avait réussi à tuer les trois Français alors qu’ils cherchaient à le détruire.

En souvenir de son cher maître mort, la métisse le nourrissait avec des chèvres. Elle avait vu en moi un intrus prendre la place du maître, pour elle un dieu. Elle avait dé­fendu le monstre contre moi.

Que faire ?... La nuit j’allumai un grand feu autour du bungalow, ce qui était impru­dent car la flamme effraie le lion mais attire cette brute de rhinocéros dont l’élan formi­dable aurait détruit le bungalow.

Vers minuit, par-dessus les tisons j’aper­çus la phosphorescence qui ondulait en plu­sieurs sens comme si elle s’était livrée à une poursuite. Et j’entendis un cri, un cri terrible où je reconnus la voix de la métisse. S’était-elle exposée en holocauste ? Ou, apportant au monstre quelque proie vivante, avait-elle été surprise par lui ?

Le jour suivant j’eus la chance de trouver dans les bagages des trois Français quelques baguettes de dynamite et des grenades...

J’avais remarqué que l’après-midi il ne sortait de l’antre aucune fumée. Sans doute, à cette heure-là, le monstre dormait-il. En me glissant d’arbre en arbre, je parvins jusqu’à quelques mètres de l’orifice d’où s’exhalait cette puanteur de ménagerie. Ra­pidement, j’y projetai les explosifs et m’en­fuis. Après le roulement des explosions, il me sembla que la terre tremblait comme bousculée par une colossale agonie. Pendant le reste du jour, plus de fumée. La nuit, je guettai derrière un roc, près du bungalow, des grenades près de moi. Aucune phospho­rescence ne révéla la présence du monstre...

Quelques jours après je vis arriver deux missionnaires accompagnés de quelques noirs. Avertis, ils étaient venus à mon secours. J’explorai avec eux l’antre. Nous y trouvâmes les restés décomposés mais probants du monstre.

Certains de ces restes étaient osseux ou cartilagineux. Je pus, aidé par les bons pères — dont j’ai le témoignage — les em­porter à la côte puis à Paris. Mais le Muséum d’Histoire Naturelle n’ajoute pas foi à mon récit. Pour lui j’avais trouvé ces os, ces cartilages, dans la terre. Le reste je l’avais rêvé.

Les vestiges de l’être affreux se trouvent dans une des galeries publiques du Muséum mais avec cette étiquette : « Restes d’un être antédiluvien de l’époque tertiaire découverts au Gabon, enfouis dans le sol. »

 

J.Joseph Renaud

 

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