G.Scolari "Le grand circuit aérien" 1909
En l'an 2000

Cet amusant article publié dans la célèbre revue « Je sais tout » N° 32 du 15 septembre 1907, est surtout l'occasion de vous présenter une petite galerie de photos que j'avais sous le coude depuis quelques semaines et que j'avais envie de vous présenter. Il n'y a pas vraiment de logique, je vous les livre au grès de ma fantaisie et si certaines vous seront familières, d'autres par contre, plus rares, vous permettront d'avoir un aperçu du talent et de l'imagination débordante de certains illustrateurs de l'époque
L'article de Camille Flammarion, mérite également toute votre attention, car l'idée qu'il se faisait de la navigation aérienne est assez restrictive et pour un homme capable d'une telle imagination il restera assez réservé et il est d'ailleurs assez curieux de constater son scepticisme face à la navigation dans le vide spatial et de l'exploration d'autres planètes. Vision d'un homme qui je pense, voulait sortir du cadre « imaginaire » dans lequel il avait souvent entraîné ses lecteurs, pour rester dans le cadre scientifique de certaines hypothèses qui pour la grande majorité sont allées bien au delà de ses prévisions les plus optimistes . Vous trouverez également en fin d'article l'opinion de certaines célébrités de l'époque sur la navigation aérienne et si certaines restent très prudentes et réservées, d'autres possèdent toute la saveur d'esprits modernes qui voulaient croire au génie des hommes, capables des choses les plus extraordinaires comme des plus terrifiantes

 

 

De tous côtés, les dirigeables s’élèvent dans les airs et évoluent docilement à la volonté de leurs pilotes- Quels changements une telle révolution est-elle appelée à apporter dans nos mœurs et dans les relations internationales? C'est le sujet que traite en cet article le maître Camille Flammarion. Nous le faisons suivre d’une rapide consultation de personnalités compétentes à divers points de vue .

 

 

La première fois que je me suis vu emporté dans les airs par l’aé­rostat, mon âme chantait comme celle de Pilâtre des Roziers et du marquis d’Arlandes, héros du premier voyage aérien (sep­tembre 1783). Le roi Louis XVI n’avait autorisé qu'à grand’peine cette expérience, et seulement à la condi­tion de l’essayer sur deux condamnés à mort. L’ardent Pilâtre s’indigne à la pensée que « de vils criminels aient les premiers la gloire de s’élever dans les airs ». Il con­jure, il supplie, et arrive à faire, en com­pagnie de son ami le marquis d’Arlandes, la première ascension en montgolfière. Deux ans plus tard, il payait de sa vie sa témérité admirable. Dans l’histoire entière de l’humanité, aucune découverte n’a excité un enthousiasme égal à celui de l’invention de Montgolfier.il faut avoir assisté, au moins par les mémoires du temps, les gravures et les chansons, à la frénésie de cet enthou­siasme pour s’en rendre compte.

Lorsque le premier ballon à gaz s’éleva des Tuileries, monté par Charles et Robert, le 1er décembre 1783, la marquise de Villeroy, octogénaire et sceptique (car, disait-elle, ce serait là tenter Dieu lui- même) se laissa rouler dans son fauteuil jusqu’à une fenêtre du château, convaincue de l’impossibilité d’une telle ascension. Mais, au moment où l’aéronaute, après avoir salué gaiement le public, s’élança dans les airs, passant tout à coup de la plus com­plète incrédulité à une foi sans bornes dans la puissance du génie: « Oh! les hommes! s’écria-t-elle en tombant à genoux, ils trouveront le secret de ne plus mourir... Et ce sera quand je serai morte »

L’imagination populaire confondant faci­lement le ciel atmosphérique avec le ciel astronomique, on saluait déjà le jour où l’aérostat continuerait sa route aérienne jusqu’à la Lune, jusqu’à Vénus, Mars ou Jupiter. De même aujourd’hui où, après être longtemps restée presque stationnaire, la navigation aérienne vient de faire en peu de temps des progrès si rapides, de nou­veau, les rêves des hommes se sont tout aussitôt envolés sur ses ailes.

Pierre Giffard, puis Dupuy-de-Lôme essayèrent les premiers ballons dirigeables. Plus tard, les capitaines Renard et Krebs, dans leur aéronef La France, réussirent le voyage de Meudon à Paris et retour, en même temps que Gaston Tissandier faisait ses belles expériences. Mais le progrès s’ar­rêta assez vite, à cause de la faiblesse des moteurs relativement à leur poids.

Pour qu’on allât plus loin, il fallut attendre le moteur à explosions. En fait, ce sont les progrès de l’automobile qui nous valent la conquête de l’air. Après Santos- Dumont, on vit d’autres hommes au cœur bardé d’un triple airain s’élancer à l’assaut du ciel, en dépit des accidents multiples aux- quels échappa miraculeusement le coura­geux brésilien, en dépit delà mort atroce du pauvre Severo brisé dans l’avenue du Maine avec son Pax, en dépit d’autres ca­tastrophes.

Et ce furent les expériences longtemps malheureuses du comte Zeppelin sur le lac de Constance. Il s’y ruina, mais voici que ses efforts lui font toucher le succès. Les efforts du comte de la Vaulx chez nous, de Roy Knabenshue à New-York, le Jaune des frères Lebaudy, la Ville-de-Paris de M. Deutsch, doivent être signalés avec reconnaissance dans cet historique som­maire. Ce fut enfin la manifestation si éclatante et si complète du 14 juillet dernier par le poisson aérien Patrie au-dessus de la revue militaire et devant les tribunes de Longchamp.

 

 

Désormais, on peut considérer le fameux problème de la direction des ballons comme résolu en principe

 

Aux dernières nouvelles, les Allemands se sont piqués au jeu et il paraît que leur dirigeable se comporte dignement. Main­tenant, l’idée définitive est en marche, rien ne l’arrêtera. Ces jours derniers, un journal illustré montrait un moteur à quatre cylin­dres d’une force a 3 cent chevaux et qu’un homme peut porter sur ses épaules. Nous touchons au but.

De là à supposer que la navigation aérienne remplacera un jour la naviga­tion maritime ou les chemins de fer conti­nentaux, il y a encore loin, très loin même, et elle se présente plutôt actuellement comme un mode de locomotion excep­tionnel et luxueux. On ne la voit pas, par exemple, appliquée au transport quotidien des marchandises pesantes et encom­brantes, mais on devine déjà que les voya­geurs aériens pourront être, bientôt, en assez grand nombre, et choisiront de pré­férence cette voix enchanteresse de l’air pur et parfumé. N’oublions pas que les premiers wagons glissant sur des rails ont été jugés avec une réserve un peu trop sé­vère par des hommes de valeur, tels que Thiers, Arago, Auguste Comte, et n’imagi­nons pas à notre tour que les avenues de l’avenir soient fermées.

Quelques-uns des rêves d’il y a cent vingt-quatre ans commenceront à devenir des réalités. On ne visitera cependant ni la Lune, ni les planètes, ni les étoiles, parce que la navigation aérienne repose sur l’air lui- même, comme celle du poisson dans l’eau : elle évolue et évoluera toujours dans l’at­mosphère, sans pouvoir en sortir.

Or l’atmosphère respirable et praticable pour les ballons ne s’étend qu’à quelques kilomètres au-dessus de la surface de notre planète, une dizaine au maximum. Il est interdit d’en sortir. D’autre part, notre voi­sine la Lune est à 384.000 kilomètres, Vénus à 40 millions, Mars à 60 millions et l’étoile la plus proche à... 41 Trillions. N’insistons pas. La navigation aérienne n’a aucun rap­port avec les voyages intersidéraux

D’autres rêves de la fin du XVIIe siè­cle ressuscitent. Et d’abord celui de la suppression des frontières, dernier vestige de l’asservissement féodal, et des douanes irritantes, assommantes et sau­vages.

La locomotion aérienne s’érigeant en usage mondain plus ou moins général, on ne voit pas, en effet, de quelle façon les douaniers pourraient continuer d’exercer leurs ridicules tracasseries. Marquer les frontières par une ligne de ballons captifs, il n’y faut pas songer. Ordre de descendre? Il serait facile de l’esquiver. La difficulté de réglementer les voyageurs amènerait inévitablement un rapide progrès vers la suppression des frontières.

Quant à ces frontières elles-mêmes, où seraient-elles? Elles sont compatibles avec l’espace à deux dimensions, avec les sur­faces mesurables en mètres carrés, mais non avec la liberté de l’espace à trois di­mensions. Un jour que j’allais en ballon de Paris à Cologne, deux gendarmes à cheval nous crièrent, en Belgique, de tous leurs poumons, à Godard et à moi : « Messieurs, vos papiers?» Pour toute réponse, nous leur versâmes un sac de lest sur la tête et fîmes un bond de 800 mètres au-dessus de ce canton.

L’humanité terrestre étant une espèce ani­male assez grossière, pour qui la raison du plus fort est toujours la meilleure, le pre­mier ministère de tout gouvernement qui se respecte est le ministère de la Guerre. Il est convenable de se battre de temps en temps pour ne pas perdre ses biceps, et il est intelligent d’accroître chaque année les impôts pour entretenir des armées. C’est pourquoi la première application des diri­geables sera destinée à l’art de la tuerie internationale. Un crédit de cinq millions vient d'être inscrit au budget extraordi­naire de notre ministère de la Guerre pour la construction de nouveaux dirigeables du type du Patrie destinés à notre frontière de l’Est, et nos voisins les Allemands en ont fait autant, pour ne pas rester en retard sur nous en ce qui concerne leur frontière de l'Ouest. On peut donc s’attendre à ce que, de part et d’autre, les célestes nacelles concourent réciproquement à déjouer les manœuvres, à surprendre les préparatifs d’offensives, et à laisser tomber à point convenable sur les chefs de corps quelques kilos de dynamite, de mélinite, de sub­stances explosives préparées avec soin pour anéantir les états-majors, les cartes et les plans.

Si deux aérostats rivaux cherchent à se prendre corps à corps,ce n’est plus horizontalement que le duel s’exécutera, mais verticalement, et la victoire sera au plus léger, qui passant par-dessus son adversaire, n’aura qu’à verser un peu de feu sur le globe d’hydrogène pour le mettre en flammes et précipiter l’appareil dans l’abîme.

Des projecteurs électriques chercheront dans la nuit les poissons aériens, mais les balles qu’on leur tirerait ne seraient dan­gereuses que pour les aéronautes, car de minimes ouvertures ne nuiraient guère au fonctionnement. Et puis, on peut toujours s’élever assez haut pour être hors d’atteinte des balles et des obus. Quoiqu’il en soit, la tactique militaire devra être de nouveau entièrement transformée.

 

Une découverte qui arrive à son heure

 

On peut remarquer que dans l’histoire de l’humanité les progrès arrivent souvent parallèlement l’un avec l’autre, de manière qu’ils s’entraident et se complètent. Si, par exemple, la télégraphie électrique n’avait pas été inventée à la même époque que l’application de la vapeur aux locomotives, les chemins de fer n’auraient pu fonction­ner. Or, il semble bien que la disparition graduelle des frontières des divers États européens ne tardera pas à s’imposer d’elle-même, non seulement à cause de la ruine générale des nations graduellement amenée par les dépenses militaires ac­tuelles, mais encore parce qu’en les dimi­nuant de moitié, en augmentant d’autant la richesse publique et en constituant les États-Unis d’Europe, on se mettrait en mesure de résister un jour à la menace envahissante du Japon et de la race jaune. La direction des ballons arrive à son heure.

Le mouvement de fusion s’imposera sur­tout parla vie civile. Naguère encore,nous étions les ennemis des Anglais. On peut prévoir le jour où des convois réguliers d’aéroscaphes feront un service quotidien entre Paris et Londres, passant par-dessus la Manche et ses navires agités, en évitant aux voyageurs les désagréments du mal de mer.

L’architecture des maisons de l’avenir s’en ressentira-t-elle? Il semble,tout d’abord, que les aéronefs cueilleront leurs touristes aux fenêtres, aux balcons. Ce n’est pas probable. Nous devons imaginer plutôt des habitations avec terrasses au lieu de toits. Mais il est difficile de supposer des remises pour ces voitures et ces automobiles d’un nouveau genre; 1’énormité de volumes s’y oppose. On partira sans doute de parcs aérostatiques, de places publiques et on y redescendra. Ce sera infiniment plus simple. Il y aura des aérobus avec stations. Les aéroscaphes particuliers res­teront une exception en faveur des privi­légiés de la fortune.

La télégraphie sans fil paraît arriver en son temps pour les libres traversées de l’air, comme l’a ôté la télégraphie élec­trique pour les chemins de fer. Cette liberté de l’air servira-t-elle aux criminels? Les voleurs de haut parage esquiveront-ils plus facilement les poursuites de la police? Il y aura, là aussi, toute une transforma­tion, et il serait facile d’imaginer mille scènes divertissantes.

Il est certain, d’autre part, au point de vue physiologique et thérapeutique, que la vie en plein air y gagnera. Quoique les dirigeables, de même que les ballons ac­tuels, ne puissent être considérés que comme des moyens de transport et non comme des régions de cure d’air, cependant on s’accoutumera à respirer plus saine­ment, et la médecine en subira l’influence. De nouvelles méthodes, de nouvelles modes,de nouveaux procédés en résulteront. On ordonnera des voyages aériens à mille ou deux mille mètres de hauteur et des traite­ments affranchis des poussières et des mi­crobes d’en bas. La santé générale et la vie humaine ne pourront qu’y gagner.

Les générations qui viennent de naître assisteront à une transformation sociale incomparablement plus considérable que celle qui suivit l’invention des chemins de fer, non pas au point de vue du trafic commercial, mais au point de vue des rela­tions sociales de toute nature. Il serait difficile de prévoir exactement ce qui arri­vera. Nous ne pouvons aujourd’hui que saluer l’aurore d’un jour nouveau.

 

Camille Flammarion

 

P. S. — On se préoccupe déjà de régle­menter les navires de guerre aériens. A la Chambre des Communes, sir Charles Dilke vient de demander au ministre des Affaires étrangères si la Conférence de la Haye prohibera l’emploi des explosifs à bord des aérostats. Sir Edward Grey a répondu que la question sera posée et que l’Angleterre l’appuiera.

 

A l’occasion de l'article si documenté de M. Camille Flammarion, il nous a paru piquant de recueillir les opinions de personnalités en vue et non moins compé­tentes. Nous les résumons brièvement Ci-dessous. C'est ainsi que nous offrons à nos lecteurs la dernière interview qu’ait accordée le grand chimiste Marcelin Berthelot, avant sa mort inoubliable.

 

Un savant : M. Marcelin Berthelot :

«  La navigation aérienne est-elle aussi prochaine que vous le voudriez? N’oubliez pas que, si elle a fait des progrès indéniables, nous en sommes encore aux principes de dirigeabilité que posa, après les montgolfières, le général Meunier.

On pensait alors que la difficulté était de s’élever, mais que la direction serait vite trouvée. Or, le problème est resté posé depuis plus d'un siècle. En tout cas, plus les moteurs s’allégeront, plus on approchera de la solution pratique.

Je ne vois pas qu’on en puisse attendre une modification sociale bien importante, l’évolu­tion morale des hommes ne suivant que de fort loin leur évolution scientifique.

 

Un aéronaute : M. Santos-Dumont :

«  Je ne doute pas que la machine volante vrai­ment pratique ne soit très prochaine, mais je ne crois pas qu elle puisse opérer de grands changements dans nos mœurs.

Ce sera, à la guerre, un instrument de recon­naissance incomparable et un facteur impor­tant d’intimidation.

Naturellement, la forme de nos habitations s'en ressentira, puisqu’il faudra qu’elles s’adap­tent à ce nouveau mode de transport.

 

Deux diplomates :

1) M. Léo d’Ursel conseiller à la Légation de Belgique

« Après la Guerre, les nouveaux véhicules inté­resseraient surtout les Douanes. Mais les me­sures à prendre sont assez simples, à ce qu’il semble. Par exemple, les marchandises impor­tées ne seraient négociables que revêtues d’une estampille de l’administration, et on remettrait en vigueur le droit de visite domiciliaire. Des agents sillonneraient les territoires pour sur­veiller les atterrissages. Peut-être y aura-t-il des escadrilles aériennes des douanes? Mais la question n’a rien d’immédiat... »

 

2) M. le colonel Bailly-Blanchard de l’Ambassade des États-Unis

« Votre visite me paraît prématurée. Actuelle­ment, je ne crois pas que personne s’attende sérieusement à voir bientôt les omnibus sillon­ner le ciel. Croyez, d’ailleurs, qu’une pareille nouveauté ne saurait rien changer à la mentalité des Américains pour qui les distances n’ont jamais été que peu de chose.

Aussitôt le problème résolu, les mesures chez nous, seront rapidement prises, je vous en réponds. On nous appelle fort justement le pays du go ahead. »

 

Un chef de police : M. Lépine :

« Vous ne croyez pas que votre question aurait pu sans inconvénient attendre mon succes­seur?... Au surplus, quand même elle serait plus proche que je ne le crois, la navigation aérienne ne m’empêchera pas de dormir. Si lesvoleurs se mettent à voler en ballons, eh bien, mes agents leur donneront la chasse en ballon, voilà tout§

 

Un soldat : M. le général Picquart:

« Mr le général Picquart n’a rien voulu dire et, au surplus, cela se comprend Cependant, tan­dis qu’à nos questions répétées et insidieuses, il opposait le plus aimable des mutismes, l’ex- pression calme et confiante de son visage nous disait, mieux que toutes les paroles du monde, que les prouesses de son ballon lui semblent de bon augure. »

 

Un politique : M. Pierre Baldin :

« Une zone jusqu’alors intangible, va nous devenir accessible. Evidemment, le dirigeable sera un luxe bien rare et peu de gens, tout d’abord, seront appelés à posséder le merveil­leux poisson volant. Mais, par la suite, son importance commerciale surtout, sera considé­rable. Vous voyez le temps gagné et vous savez l’immense valeur du temps en affaires. Le peuple qui possédera le plus grand nombre de vaisseaux sera le maître du marché. »

 

Un juriste : M. Lyon-Caen doyen de la Faculté de Droit :

« Il s’agit d’une hypothèse, en somme. Quoi­qu’il en soit, il est évident que les règlements de la navigation aérienne devront être conçus dans un esprit analogue à celui des règlements maritimes, avec cette différence très sensible que le ballon circulera au-dessus des contrées, non à côté ou au travers. Ce sera une besogne de longue haleine. On ne délimite pas les règle­ments relatifs à la propriété, à la mitoyenneté, à la souveraineté aussi aisément dans la zone aérienne, qui est à trois dimensions, que sur la terre ou sur l'eau, qui dépendent de la géométrie plane.C'est très complexe.

 

Un sociologue ; M. Lévy-Bruhl professeur à l'Ecole des Sciences Politiques :

« Parler de ce qui n’existe pas encore, c’est s’exposer à émettre quelque naïveté colossale. Cependant, je peux dire que je ne crois pas à une grande influence de la navigation aérienne sur nos mœurs. Supposez qu’on ait dit à un Girondin, à la fin du xvnr siècle, qu’on pourrait bientôt traverser l'Europe en quatre jours, en grand nombre, à bon marché. Il en aurait aussi­tôt conclu que les États-Unis d’Europe allaient se faire et que les frontières tomberaient. Or, les sleepings traversent l'Europe à toute vapeur et voyez où nous en sommes! »

 

Un peintre : M. Albert Besnard :

« Par moments, j’ai peur que la fantaisie des artistes ne souffre de cette nouvelle conquête et qu’il nous faille renoncer à voir les ciels se peupler d’adorables chimères. Mais, bah! l’ima­gination lyrique ne perdra jamais ses droits. Quelle curieuse vision delà terre ainsi dominée! Et ce vol des aérostats, dardant leurs feux de position à travers l’espace, ce sera d’étrange intérêt dans l’air où nous n’avons l’habitude de rien voir d’artificiel. »

 

Paul Adam:

 « L’aéronef va transformer notre vie et nos spectacles habituels, nous apporter de nouvelles formes, créant une mentalité spéciale, comme le sous-marin, comme l’automobile. Ce sera un nouveau thème pour les écrivains, une nouvelle source d’images, de comparaisons, d’idées. Notre vision du monde change avec nos moyens de locomotion et notre philosophie avec le mouvement... Déjà les voyages à prix réduit, la bicyclette et l’auto avaient rapetissé le monde et quelque peu rapproché les peuples, mais,filant à travers l’espace, l’aé­ronef sera la messagère de la paix. »

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